La mise en place d’une ergonomie de travail et son impact sur la survenance des troubles musculo-squelettiques chez les infirmiers de santé publique (Résumé)

M. Khaled KEBAL
Melle Hadjer BAARA ISP Melle Manar HAMEDDICH ISP M. Khaled KEBA PEPM

  Résumé

Les postures contraignantes prises par habitude, ou les faux mouvements maintes fois répétés lors de la réalisation des soins, provoquent à la longue un déséquilibre corporel et favorise la survenance des troubles musculo-squelettiques (TMS) chez les infirmières. L’application des principes ergonomiques permettent à chaque infirmière de concevoir un environnement de travail qui correspond à ses exigences personnelles et corporelles par lesquelles elle pourra éviter la prise des postures contraignantes et en l’occurrence prévenir les TMS. La présente étude a pour but d’atteindre des objectifs fixés préalablement dont les plus pertinents sont de déterminer les causes d’un défaut de mise en place d’une ergonomie de travail et d’identifier les répercussions de son absence sur la santé du personnel soignant et ses éventuels retentissements sur la qualité des soins prodigués aux patients.

Mots clés : Ergonomie, troubles musculo-squelettiques (TMS), Infirmière de santé publique (ISP).

Partie théorique

Introduction

Les patients, attendent de l’hôpital un accueil de qualité et des soins dispensés dans les meilleures conditions de sécurité, et c’est l’un des objectifs les plus importants que l’infirmière tente à atteindre. Pour cela les bonnes conditions physiques, souplesse, habileté et activité, sont indispensables dans la profession infirmière.

Mais prendre soin des malades n’a jamais été chose facile, les pénibilités d’ordre physique contribuent beaucoup, notamment la station debout prolongée, les positions incorrectes à répétition lors de la réalisation de soins (prélèvement, pose de voies veineuses…. .) ; et la manipulation des patients,(lever, déplacer, transférer, soulever et repositionner).Cet inconfort répétitif a de graves conséquences sur la vie quotidienne de l’infirmière et engendre beaucoup de pathologies musculaires squelettiques et même plus grave, car les capacités physiques de l’être humain et ces fonctions ont leurs limitations. Avec des répercussions sur la qualité de soins prodigués aux patients.

  • Quelles sont les troubles musculo-squelettiques les plus fréquentes qui résultent d’une absence d’ergonomie en milieu hospitalier ?
  • Y-a-t-il des postures et des positions dites ergonomiques lors des pratiques des soins ?
  • Est-ce-que le rendement du travail infirmier va être amélioré en appliquant les règles d’ergonomie ?

Tous ses questionnements nous amènent à se poser la question principale suivante :

Est-ce-que la mise en place d’une ergonomie de travail lors de la réalisation des soins a un impact sur la survenance des troubles musculo-squelettiques chez les ISP ?

Les TMS

Selon l’OMS : les troubles musculo-squelettiques couvrent toutes sortes d’affections, des troubles légers et passagers jusqu’aux lésions irréversibles et aux états chroniques d’incapacité. Les TMS peuvent être associées à des situations de travail. Par exemple, les troubles de la région lombaire sont souvent associés au transport ou au soulèvement de charges ou aux vibrations. Des troubles des membres supérieurs tels que les doigts, les mains, poignets, bras, coudes, épaules… . Peuvent résulter d’un effort statique répétitif ou de longue durée ou encore peuvent être intensifiés par de telles activités. La survenue de douleurs peut être interprétée soit comme le résultat d’une surcharge aiguë réversible, soit comme le symptôme préalable de la survenue d’une maladie grave.

L’hôpital est un milieu de travail à risques multiples, et le métier d’infirmière est un métier pénible comportant une part importante d’effort physique, qui provoque une atteinte à la santé des infirmières, dont les TMS et les maladies de l’appareil locomoteur font partie des risques professionnels.

« C’est le secteur professionnel qui connait plus de lombalgies, un soignant sur cinq souffre de sciatalgie » présente Jean-Pierre Meyer.

Identifier l’origine de la survenue des TMS n’est pas chose aisée, le diagnostic est difficile à poser. Mais d’après les recherches, l’apparition de TMS est un signe d’une altération du geste professionnel. Selon l’INRS, 2015, les TMS sont liés à des facteurs d’origine biomécanique, organisationnelle, environnementale, psychosociale et des facteurs de risques individuels peuvent rentrer en ligne de compte.

Les lombalgies surviennent plus tôt chez les infirmières et les travailleurs de l’industrie lourde que chez les salariés des autres branches professionnelles.

En France, les spécialistes en 1979 ont constaté une prévalence corrigée des lombalgies de 32% dont 19.6% sont des sujets traités et 9.7% s’arrêtant. En 1984 les lombalgies ont constitué la deuxième cause d’arrêt de travail dans un centre hospitalier et occasionné 10% des jours d’arrêt.

En 2005 une enquête canadienne sur la santé et le travail du personnel infirmier résulte que chez les infirmières, les maux de dos et l’arthrite étaient plus courants que dans l’ensemble des femmes actives occupées, le quart (25%) des infirmières souffraient de maux de dos.

Plus de 37% avait ressenti une douleur assez grave pour ne pas être en mesure d’accomplir ses activités quotidiennes normales. Plus d’une infirmière sur 10 avait fait état d’une douleur intense ou intolérable.

Il est nécessaire d’agir sur les causes de survenu  des TMS dans les unités de soins, cette prévention passe par une évaluation des risques propres à chaque unité de travail et à la mise en œuvre d’actions portant sur l’étude ergonomique des postes de travail et sur l’aménagement des postes, le choix d’équipements adaptés, sans oublier l’organisation du travail.

Il est donc nécessaire d’agir à trois niveaux, une prévention primaire passe par des actions visant à réduire l’apparition de nouveaux cas de troubles, en organisant le travail. La prévention secondaire a pour objectif de mettre en place des actions consécutives à l’identification d’atteintes ou de difficultés pour les populations exposées, donc c’est corriger, par des mesures concrètes, les situations présentant des risques. La dernière étape de la prévention est le contrôle, en essayant de diminuer le risque de réapparition.

L’ergonomie

C’est  l’adaptation du travail à l’homme, elle a pour but de contribuer à réduire et si possible à prévenir les effets nocifs des conditions de travail sur l’organisme, pour ce faire elle tend à chiffrer les répercussions physiologique et psychologique des activités professionnelles, par la connaissance des seuils admissible pour les différentes fonctions de l’organisme, elle détermine les limites de conditions de travail». C’est une discipline hybride c’est-à-dire qu’elle est assurée par différentes acteurs collaborateurs de service de prévention, infirmières, certains professionnels des métiers de rééducation et réadaptation, médecins du travail et psychologues du travail.

Elle prend en compte tout ce qui peut influencer la réalisation du travail :

  • Travail physique ;
  • Travail mental ;
  • Aspects psychiques ou affectifs du travail (stress… .) ;
  • Horaires de travail et travail de nuit ;
  • La chaleur, le froid, le confort thermique ;
  • L’éclairage ;
  • Le bruit ;
  • Architecture et espace.

L’ergonomie a une place très importante dans les établissements de santé car, se « sentir bien » dans son travail est nécessaire à l’hôpital encore plus qu’ailleurs, pour pouvoir être à l’écoute de ceux que l’on soigne. Ergonomie hospitalière étudie les capacités physiques des travailleurs par rapport aux exigences du poste de travail (force, endurance, dextérité, souplesse, aptitude à tolérer des positions et des postures, acuité visuelle et auditive) ; Ainsi que leur état mental et émotionnel par rapport à l’organisation du travail (horaires et rythme de travail, stress professionnel).

Toute en visant à permettre aux travailleurs d’accomplir ses tâches de façon satisfaisante sans risque pour lui-même, ses collègues et le patient.

L’ergonomie hospitalière sert à adapter le travail et l’environnement au capacités des infirmiers et personnel de service, qu’il s’agisse de constructions ou de réaménagements de locaux, de choix en matière de mobiliers, d’outils informatiques, de matériels, l’analyse de l’activité réelle dans les unités de soins ou dans les services administratifs et logistiques.

Elle peut apporter une large contribution dans l’aide à la réduction des risques d’accidents de travail et d’évènements indésirables, la facilitation de la relation soignants / soignés et aussi, l’amélioration de la qualité des soins aux patients et les performances soignants pour le bien-être et la santé. L’ergonomie permet aussi la conception des équipements médicaux qui sont adaptable à toutes les personnes, facile à manipuler et à maintenir.

Les objectifs fondamentaux de l’ergonomie sont doubles :

Minimisation des maladies et des accidents : L’ergonomie ne sert pas qu’à éviter les douleurs physiques et les sursollicitations mais à d’autres objectifs. De faire en sorte que le travail, soit acceptable par l’organisme humain physiquement et psychologiquement, qu’il n’entraine aucune fatigue excessive qui ne soit pas insidieusement dégradant, qui ne précipite pas le vieillissement normal de l’organisme, et que l’homme au travail puisse parcourir une vie professionnelle de quelques dizaines d’années sans problème grave, et également à réduire le nombre d’accidents avec des postes de travail correctement agencés.

Amélioration du bien-être et du rendement : Des postes de travail et des processus de travail ergonomiques constituent les conditions premières du bien-être des travailleurs durant l’exercice de leur activité professionnelle.

Un agencement du travail adapté aux capacités et aux besoins du travailleur réduit les sollicitations physiques, ralentit l’apparition de la fatigue, améliore le confort et augmente la motivation. Tous ces éléments ont une influence positive sur la qualité, le rendement et la productivité du personnel.

 

Partie pratique

Notre recherche s’est basée sur une méthode dite descriptive analytique conforté par l’étude de (04) cas clinique. L’étude s’est déroulée sans 6 différents hôpitaux et notre échantillon a concernée 100 ISP en plus de 4 cas cliniques sélectionné individuellement.

Pour mener à bien notre pré enquête, on a conçu un premier outil de recueil de données, plus précisément une grille d’observation constituée des items, qui nous ont permis d’observer les états de santé des infirmiers, leur situation morale, leurs efforts physiques ainsi que leur environnement de travail.

Ensuite un deuxième outil qui est un questionnaire, destiné aux infirmiers de santé publique, construit sur la base de deux axes : l’ergonomie et les TMS.

Les items du premier sont : définition, signes, causes et conséquences. Et ceux du deuxième sont : définition, activité physique, environnement et conséquences. Ce questionnaire comporte 22 questions ; 2 questions d’identification, une question ouverte et 19 questions à choix multiples.

Cadre de discussion

Apres analyse et interprétation des réponses données et des observations faites Les résultats ont montré que la plupart des infirmiers ont déjà souffert des TMS et s’absente parfois à cause de ces troubles, ce qui est probablement lié à la nature des efforts physiques qu’ils exercent tels que la manipulation, la station debout prolongé, la répétition des gestes et d’autres efforts proposé, notamment la manutention des patients et des matériels médicaux lourds, ces efforts nécessitent une adoption des gestes et des postures qualifiés comme pénibles par le personnel infirmier. Cette catégorie d’infirmiers a une expérience de plus de 5 ans. Ces résultats nous ont permis de révéler une éventuelle corrélation entre les années d’exercice et la survenance des TMS.

Malgré que la majorité des ISP (75%) souffrent des TMS, mais seulement 26% d’entre eux ont consulté chez un médecin de travail, le nombre réduit d’infirmiers est due à la non classification des TMS parmi les maladies professionnelles figurant au niveau de la nomenclature de la caisse nationale de sécurité sociale, les infirmiers restant ont choisi l’automédication.

Par rapport à la charge de travail, la majorité des ISP sont soumis à une surcharge, cette surcharge a comme conséquence la réduction de temps de repos des muscles, par la suite un risque plus élevé d’apparition des pathologies musculaires et aussi l’augmentation du stress et en l’occurrence la survenance des TMS.

La majorité des ISP questionnés n’ont pas d’informations sur l’ergonomie et ses types notamment l’ergonomie physique qui s’intéresse à réduire les positions contraignantes au travail et pour cela les infirmiers adoptent des postures non ergonomiques qui augmente l’apparition de TMS. La minorité restante ont était informé par Internet ou par culture générale.

Les infirmiers trouvent que leur environnement n’est pas approprié à leurs tâches, et donc gênant lors de la réalisation des soins, les contraintes sont dues en plus du bruit, de la lumière et la température à l’aération du service, l’aménagement et le matériel non ergonomique, à l’absence de salles de détente pour le personnel soignant, et aux mauvaises conditions de travail.

D’un point de vue ergonomique et selon les attentes des ISP, il est nécessaire d’avoir un environnement adopté et adéquat pour pouvoir travailler dans les meilleurs conditions, ceci pourra mettre fin à certains problèmes, améliorant ainsi l’équilibre oh déjà fragilisé, entre les capacités de l’infirmier et les sollicitations auxquelles il est quotidiennement exposé, chose qui va retentir sur une meilleure prise en charge des patients.

Un environnement ergonomique aidera considérablement à diminuer la surcharge de travail, le stress, parce que il faut prendre soin de soi même pour mieux prendre soin des autres.

Projet d’organisation pratique et assurance de qualité

« Il ne suffit pas de savoir, il faut aussi appliquer les connaissances » Disait Goethe.  Pour cela, au lieu d’aborder des suggestions théoriques, on les a élaborés sous forme de projet pratique à fin de concrétiser notre étude.

L’avant projet

L’avant projet consiste à étudier 4 cas clinique déjà sélectionné en utilisant une grille d’observation. Nous avons pu par la suite recueillir le maximum d’informations concernant les types de postures contraignantes et les gestes les plus répétés, parmi ces postures, la position incliné lors de prélèvement sanguin, le dos vouté (courbé) lors de réfection de pansements, ainsi que l’extension des membres au moment de l’emplacement des médicaments à perfusion au potences, et aussi pour atteindre les hauts des placards de stockage.

Les infirmiers travaillant aux services où les patients sont alités, sont confronté à les manipuler sans aucun moyen ergonomique. En conséquence, ils se plaignent de douleurs notamment les contractures dorsales, les crampes musculaires et les douleurs articulaires, et on a remarqué que l’apparition de ces signes rend les soins plus difficiles à réaliser, et une perturbation de l’humeur suite au stress. Tous ces facteurs peuvent retentir sur la qualité de communication entre les membres de l’équipe.

Certains services où travaillent les ISP observés, disposent de moyens ergonomiques mais ils sont mal exploités, tel que le fauteuil de prélèvement, les autres services n’ont disposent pas.

Concernant l’environnement, quelques services sont bien éclairés et disposent de matériel pour assurer le confort thermique, et dans d’autres, l’éclairage est de faible puissance ce qui nécessite une source externe de lumière, et parfois absence, ce qui a provoqué des troubles visuelles chez certains ISP.

Le projet

L’action de notre projet pratique est intitulée : La réalisation d’un prélèvement sanguin en suivant les principes ergonomiques. L’action a été choisi car ce soins est le plus répété et est réalisé en adoptant la majorité du temps des positions contraignantes.

Parmi ces  objectifs :

  • Sensibiliser les infirmières sur l’importance de l’ergonomie ;
  • Acquérir aux infirmières les gestes sécuritaires professionnels ;
  • Faciliter le déroulement des soins ;
  • Promouvoir la santé des infirmières et leurs aptitudes au travail ;
  • Assurer une meilleure qualité de soins.

6 patients sans prendre en considération leur sexe et leur âge, ont constitué l’échantillon de notre projet. 3 d’entre eux ont été choisi comme un échantillon pour l’application de méthode ergonomique (Annexe I fig. n°2) lors de la réalisation du prélèvement sanguin et les 3 autres patients, vu leur situation en décubitus dorsale, la réalisation du prélèvement a été faite sans application des principes ergonomiques (Annexe I fig. n°1). Ces deux situations ont été prises pour une comparaison entre les méthodes lors de la réalisation du soin de prélèvement.

On a utilisé 2 moyens ergonomiques principaux pour pouvoir mener à bien notre projet, le premier est un fauteuil ergonomique de prélèvement qui répond aux critères suivant :

  • Dossier et coussins de pied inclinable pour assurer le confort optimal du patient ;
  • Possibilité d’adapter les housses pour appui bras selon l’angle souhaitable par l’infirmière ;
  • Hauteur du fauteuil adapté à la hauteur de l’infirmière.

Et un deuxième outil ergonomique ; le tabouret rotatif, ce choix était basé sur un article d’un conseillé scientifique Professeur Helmut Krueger, docteur en médecine, directeur de l’Institut d’hygiène et de physiologie du travail de l’Ecole polytechnique fédérale (EPF) de Zurich, qui a mis en exergue l’utilisation du tabouret rotatif :

  • Hauteur réglable facilement pour garantit un appui confortable des pieds sur le sol et qui doit permettre aux jambes d’être à 90° lors du réglage ;
  • Appuie lombaire (dossier) réglable pour assurer un soutien optimal dans chaque position pour le dos et la colonne vertébrale ;
  • Une surface d’assise de forme anatomique complémentaire utilisée afin que le dossier puisse assurer sa fonction de soutien. En cas de profondeur d’assise trop faible, l’infirmière peut avoir l’impression de glisser de son siège. Les contraintes exercées sur les jambes augmentent, En cas de profondeur d’assise trop importante, l’infirmière n’occupe que la partie avant du siège. La liberté de mouvement du bassin et du tronc s’en trouve entravée et le dos est alors soumis à des sollicitations excessives.
  • Assise pivotante et des roulettes pour garantir des mouvements coordonnés et des déplacements sans danger.

Evaluation

Après avoir mis en place notre projet, son évaluation a été faite au sein de service le jour même, par manque du temps. On a utilisé une observation systématisée basée sur une grille d’observation.

On constate que l’infirmière a préféré l’utilisation du tabouret rotatif et du fauteuil ergonomique lors de la réalisation des prélèvements, car cette méthode lui a assuré un confort physique et une sollicitation minimale des muscles ainsi que un soulagement musculaire ressenti dans la région dorsale et au niveau des membres inferieures, ceci grâce à l’adoption d’une position dorsale neutre (angle dos-cuisse entre 90°et 120°).

Elle a aussi déclaré que l’organisation ergonomique de la zone de travail lui a facilité l’accès au matériel nécessaire.

L’infirmière a ensuite déclaré que la raison du non application de cette méthode de travail était l’indisponibilité des moyens ergonomiques dans le service.

L’infirmière a mis l’accent sur l’absence des roulettes dans le tabouret rotatif utilisé lors de l’expérimentation ce qui a constitué un obstacle lors de la réalisation du soin au chevet du malade (évitement en cas d’accident d’exposition au sang).

A la fin de l’expérimentation elle nous a assuré son adhésion à une éventuelle application future des principes ergonomiques lors de la réalisation des soins, tout en exprimant ainsi que ces collègues leur satisfaction envers ce projet.

Suggestions :

  • Mettre en application le poster qui montre les principes ergonomique lors de la réalisation d’un prélèvement sanguin (voir annexe II) ;
  • Fournir des moyens ergonomiques dans toutes les salles de soins tels que le tabouret rotatif…;
  • Mettre à disposition des salles de détente afin de garantir un repos optimal pour les infirmiers de santé publique ;
  • Introduire l’ergonomie comme un module dans le cursus initial de la formation des ISP ;
  • Assurer des formations continue et complémentaire aux ISP pour apprendre les principes ergonomiques lors de la réalisation des soins ;
  • Légiférer les TMS, et les considérer comme maladies professionnelles ;
  • Classifier les TMS dans le tableau de maladies professionnelles en Algérie.

Conclusion

Les résultats après avoir fait un état des lieux et après analyses des questionnaires et recherche sur terrain, montrent que presque toutes les infirmières n’appliquaient pas les règles ergonomiques par ignorance de celles-ci, ce qui justifie leur souffrance physique après la réalisation des soins.

Après application de notre projet sur terrain dans lequel on s’est basé sur l’étude des cas cliniques en appliquant les règles ergonomiques sollicitant les mécaniques corporelles, les infirmières souffrant de signes de TMS ont pu adopter et appliquer une position assise correcte, favorisant le maintien et la durabilité de l’ossature musculo-squelettique lors de la réalisation des soins. Ce soulagement suite à l’adoption d’une posture correcte de certaines ISP a suscité l’engouement des uns et des autres et leur adhésion à notre projet.

En effet notre travail de recherche est venu confirmer que l’application d’une meilleure hygiène ergonomique de travail a un impact positif sur la survenance des TMS et par conséquence une forme de prévention et qui permettre aussi à chacun de produire des prestations de qualité.

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