Diagnostic infirmier : réalité et perspective

infirmière de santé publique aux urgences de médecine interne EPH djilali ben khenchir (ex birtraria)elbiar-alger
Rania inchekel

Résumé :

Resté traditionnellement dans l’ombre du savoir et du pouvoir médical, sans minimiser l’importance de son rôle de collaboration avec le médecin, l’infirmier se veut aujourd’hui autonome et responsable dans sa dimension spécifique (rôle propre) dans les pays  développés. L’évaluation de la qualité des soins infirmiers porte sur les résultats des soins dispensés en tenant compte des interventions infirmières. Cette démarche  alimente la réflexion des infirmiers en regard des moyens proposés.

En Algérie les professionnels semblent avoir  encore aujourd’hui de la peine à définir, comprendre, assurer et assumer ce rôle propre ; à l’enseigner à l’appréhender comme un outil au service du patient et de la gestion des biens de santé, comme un facteur de qualité du service rendu ; à l’utiliser comme preuve indiscutable de l’unicité de ce rôle propre; à l’enrichir. Ce sont là, pourtant, des défis que notre profession doit relever en tous lieux, pays et continents.

Parmi ces difficultés, le  diagnostic infirmier, semble difficilement mis en application malgré l’engrènement dans le programme de formation  initiale  des soins infirmier.

Mot clés : enquête – diagnostic infirmier – science infirmière 

Introduction :

L’évolution  de la profession infirmière a connu un essor important au cours des deux dernières décennies un des changements qui ont particulièrement marque cette évolution  est l’élaboration du diagnostic infirmier.

Les diagnostics infirmier créèrent un outil précieux pour structurer les connaissances en soins infirmiers, Mais malgré son importance  on a remarqué l’absence de cette démarche dans nos services.

À travers ce travail nous allons décrire de façon précise les raisons de l’absence de diagnostic infirmier  et donner  des  résolutions pour l’intègré dans le quotidien  de l’infirmier de santé  publique.

 Méthode

Pour  cella on a  mené une étude descriptive, elle décrit la non application du diagnostic infirmier, le recueil des donnés vise à approfondir les pratiques professionnelles et l’état de la prise en charge des patients.

La méthode analytique nous facilite à analyser systématiquement toutes les informations ainsi que les données rassemblés auprès des infirmiers

Nous avons choisi d’interroger le personnel infirmier travaillant dans les différents services d’hospitalisation au niveau de centre hospitalo-universitaire issaad hassani beni messous du  8 mars au 5 mai 2015

Ils sont au nombre de 80 infirmiers 14 IDE ; 66  ISP.  en  utilis       ant un  questionnaire qui  nous permet une approche quantitative et statistique de la question soulevée, ainsi qu’un apport qualitatif des réponses obtenues. Combinée de deux formes de questions dont la majorité des questions ouvertes et quelques questions fermées. Qui a pour objectif d’identifier les raisons de non application du diagnostic infirmier et donné des résolutions de son absence.

Résultats/ descussion  :

D’après les résultats requiseon a trouvé que 68.75 % des infirmiers on définit le  diagnostic infirmier  étant ,(56.3%)une jugementclinique  sur les  réactions des malades a un problème de santé  ,(50.9%)une évaluation  de l’état clinique des malade  ,(21.8%)détermination des besoins des malades  et (7.2%) des réponses l’on définit  étant une méthode d’analyse Et45% des infirmiers  l’appliquent et  5% n’ont pas donner une réponses l’autre  50%  ne l’appliquent pas pour des  raisons  telle que  12.5% Absence du dossier de soins, 11.25% Manque d’effectif, 17.5% Surcharge de travail, 12.5% L’absence d’un ancrage juridique  ,12.5% Manque de connaissance  et que 62.5% des  infirmière leurs  responsable hiérarchiquene les incite pas à  appliquer la démarche de soin   pour des raisons suivantes 3.75% la non existence d’une direction de soin infirmiers pour superviser les activités paramédicales. 8.75% a Le non existence d’un dossier de soin ou l’infirmière  peut suivre la traçabilité et le cheminement  des soins,et la coordination de la prise en charge entre l’équipe soignant, 37.5% Le manque de connaissance sur ce sujet  malgré son existencedans le programme de  la formation initiale des infirmières de sante publique, 5% l’absence d’un ancrage juridique ;

D’après cette  enquête, on a pu démontrer à l’aide des suggestions des  infirmiers la position  du diagnostic infirmier dans les pratiques infirmiers  et les raison du la non application de cette démarche essentielle pour une  meilleur prise en charge des patients et pour l’évolution de la science infirmière ; on  propose les solutions suivantes :

  • Renforcer le nombre de personnel infirmier cela peut diminuer le surcharge du travail .
  • Créer un dossier de soin adapté à chaque service selon la spécialité ou l’infirmier peut suivre l’évolution de l’état des patients et pour la continuité des soins.
  • Faire participer l’équipe soignante dans la visite médicale pour un meilleur suivi des patients.
  • La communication avec les patients reste toujours le meilleur outil qui facilite de déterminer les besoins des patients .
  • Intégré le diagnostic infirmier dans le programme initial de la formation des soins infirmier .
  • Organiser des formations complémentaires du diagnostic infirmier .
  • Familiariser le terme diagnostic infirmier au sein des équipes soignantes
  • Diversifier des spécialités en soins infirmier.
  • Formaliser le diagnostic infirmier en lui donnant un ancrage juridique.
  • Création de la direction des soins infirmiers pour superviser les activités paramédicales.

 

Conclusion

Le diagnostic infirmier est établit dans le but de rechercher les besoins fondamentaux du patient et non sa pathologie. Un tel processus nous permet de mieux comprendre les besoins de notre malade et de mieux lui apporter une aide à sa guérison.

La traçabilité de l’activité de l’infirmière est capitale pour le patient, également pour l’infirmier lui-même et pour la sécurité des patients, il est important d’utiliser le dossier de soin comme  moyen de communication commun autour du malade et ou on peut retrouver la trace de chaque observation et de chaque acte, car si chacun note dans son propre document qui n’est ensuite pas consulté par la personne à qui ces informations sont destinées (le médecin),  peut produire de très graves accidents en raison de la non prise en compte de l’évolution du patient.

En parallèle du rôle thérapeutique de La profession de l’infirmier  il y a le rôle humanitaire son principal objectif est de soutenir et de réconforter le patient  sans tout fois confondre de cote immatériel avec l’état de  dépendance elle peut  soutenir le patient  en témoignant, par son attitude et  bien être  de ce dernier  en tant  qu’ont entité global .

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