{"id":795,"date":"2022-04-15T15:27:03","date_gmt":"2022-04-15T14:27:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/?p=795"},"modified":"2022-04-15T21:08:09","modified_gmt":"2022-04-15T20:08:09","slug":"795","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/2022\/04\/15\/795\/","title":{"rendered":"L&rsquo;INFIRMIER ET LES SOINS CHEZ UN TRAUMATISE DU RACHIS CERVICAL"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"336\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1234-1024x336.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-796\" srcset=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1234-1024x336.png 1024w, https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1234-300x99.png 300w, https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1234-768x252.png 768w, https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1234.png 1285w\" sizes=\"(max-width: 767px) 89vw, (max-width: 1000px) 54vw, (max-width: 1071px) 543px, 580px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>R\u00c9SUME<\/strong><\/p>\n\n\n<p>La Neurotraumatologie constitue un motif tr\u00e8s fr\u00e9quent des consultations aux urgences. La prise en charge d&rsquo;un rachis traumatique est une prise en charge multidisciplinaire n\u00e9cessitant la coop\u00e9ration de toutes les \u00e9quipes soignantes<\/p>\n<p>L&rsquo;infirmier se trouve en premi\u00e8re ligne devant les urgences de neurotraumatologie et la r\u00e9ussite de la prise en charge du traumatisme rachidien passe par la coop\u00e9ration de l\u2019\u00e9quipe multidisciplinaire compos\u00e9e de chirurgiens, d\u2019anesth\u00e9sistes, d\u2019infirmiers&#8230;<\/p>\n<p>L\u2019infirmier qui est pr\u00e9sent depuis la phase pr\u00e9-hospitali\u00e8re joue un r\u00f4le tr\u00e8s important dans la prise en charge de ce type de pathologie et sa participation active conditionne le pronostic et le devenir des patients.<\/p>\n<p><strong>Mots cl\u00e9s : <\/strong>neurotraumatologie,traumatisme du rachis cervical, polytraumatisme&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n<p>Les traumatismes du rachis cervical sup\u00e9rieur constituent une urgence neurochirurgicale. Les particularit\u00e9s anatomiques du rachis cervical sup\u00e9rieur et de son hypermobilit\u00e9 le rendent vuln\u00e9rable aux l\u00e9sions traumatiques. Les traumatismes du rachis cervical sup\u00e9rieur constituent une pathologie grave et le pronostic vital est mis en jeu d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un diagnostic pr\u00e9coce et d\u2019une prise en charge rapide et ad\u00e9quate qui commence d\u00e9j\u00e0 par le ramassage, l \u2019immobilisation soigneuse sur les lieux de l&rsquo;accident et le transport vers l&rsquo;h\u00f4pital.<br><br><strong>1- Notions de base pour comprendre la maladie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>a) Anatomie du rachis cervical : <\/strong>(Fig.1)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Le rachis cervical est divis\u00e9 en deux partie le rachis cervical sup\u00e9rieur (RCS) qui est form\u00e9 de deux vert\u00e8bres : l&rsquo;atlas C1 et l&rsquo;axis C2. L\u2019atlas (C1) est constitu\u00e9 d\u2019un arc ant\u00e9rieur et d\u2019un arc post\u00e9rieur reli\u00e9s entre eux par des masses lat\u00e9rales. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">L\u2019axis (C2) comporte en avant un corps vert\u00e9bral surmont\u00e9 de l\u2019odonto\u00efde.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">                                                                                                                                                                           <strong> 1<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le rachis cervical inf\u00e9rieur (RCI), form\u00e9 par des vert\u00e8bres C3 \u00e0 C7. Le corps vert\u00e9bral se prolonge lat\u00e9ralement par les processus transverses et en arri\u00e8re par les p\u00e9dicules, les processus articulaires, les lames puis le processus \u00e9pineux.<\/p>\n\n\n\n<p>A chaque \u00e9tage, la stabilit\u00e9 est assur\u00e9e par le segment mobile rachidien : ligament longitudinal ant\u00e9rieur, disque intervert\u00e9bral, ligament longitudinal post\u00e9rieur, capsules articulaires, ligament jaune et ligaments inter\u00e9pineux.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"714\" height=\"511\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/11111.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-809\" srcset=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/11111.jpg 714w, https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/11111-300x215.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 714px) 100vw, 714px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>b) Physiopathologie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On divise habituellement les l\u00e9sions traumatiques du rachis en l\u00e9sions stables et l\u00e9sions instables. Les l\u00e9sions instables sont celles qui exposent au risque de d\u00e9placement intervert\u00e9bral et de compression m\u00e9dullaire. Cette instabilit\u00e9 peut \u00eatre d\u2019origine osseuse ou disco-ligamentaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9sions du rachis cervical peuvent \u00eatre sch\u00e9matiquement class\u00e9es selon le m\u00e9canisme incrimin\u00e9 par : compression ; hyperflexion ou hyperextension.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les accidents de plongeon, la compression axiale est associ\u00e9e \u00e0 une flexion du rachis cervical. Il en r\u00e9sulte des fractures <em>(tear drop fracture) <\/em>fr\u00e9quemment responsables de compression m\u00e9dullaire. Les traumatismes en hyperflexion peuvent \u00eatre \u00e0 l \u2019origine d\u2019une entorse b\u00e9nigne (en g\u00e9n\u00e9ral simple, \u00e9tirement des ligaments post\u00e9rieurs), d\u2019une entorse grave (rupture des ligaments post\u00e9rieurs) ou d\u2019une luxation bilat\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<p>Le traumatisme cervical en coup de fouet <em>(Whiplash injury) <\/em>est \u00e9galement d\u00e9nomm\u00e9 coup du lapin. Il s\u2019agit d\u2019un traumatisme indirect par acc\u00e9l\u00e9ration d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration associant hyperflexion et hyperextension. Il concerne <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>2 <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"> essentiellement les passagers d\u2019un v\u00e9hicule heurt\u00e9s \u00e0 l\u2019arri\u00e8re par un second v\u00e9hicule.                                                                                                                                                                                                                       <\/p>\n\n\n\n<p><strong>2- Strat\u00e9gie diagnostique dans le traumatisme du rachis cervical<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>a) L\u2019examen clinique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est admis que tout traumatis\u00e9 cr\u00e2nien et tout polytraumatis\u00e9 est un traumatis\u00e9 vert\u00e9bro-m\u00e9dullaire jusqu\u2019\u00e0 preuve du contraire.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019examen clinique est r\u00e9alis\u00e9 apr\u00e8s traitement d\u2019une d\u00e9faillance vitale h\u00e9modynamique et\/ou respiratoire car le traumatisme du rachis cervical pr\u00e9sente fr\u00e9quemment une d\u00e9tresse respiratoire et\/ou h\u00e9modynamique associ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interrogatoire doit rechercher les circonstances et m\u00e9canismes du traumatisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Les accidents de la route et les chutes sont les principaux causes de la l\u00e9sion du rachis cervical (4,5) . Certains m\u00e9canismes, comme les accidents de plongeons, sont particuli\u00e8rement \u00e0 risque (6).<\/p>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9sions rachidiennes sont suspect\u00e9es devant l&rsquo;existence de troubles de la conscience et la pr\u00e9sence des l\u00e9sions associ\u00e9es (5) , accidents de voiture \u00e0 grande vitesse (&gt; 100 km\/h)(6) , \u00e9jection du v\u00e9hicule, des chutes avec des traumatismes en hyperflexion ou hyperextension(8) ou bien encore chez un sujet \u00e2g\u00e9(9) .<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interrogatoire recherche \u00e9galement les sympt\u00f4mes \u00e9vocateurs de l\u00e9sions rachidiennes traumatiques : cervicalgies, sensation de craquement, sensation d\u2019instabilit\u00e9, paresth\u00e9sies&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Un examen neurologique rigoureux doit par ailleurs \u00eatre effectu\u00e9. Il recherche en particulier des signes d\u2019atteinte m\u00e9dullaire ou radiculaire et en pr\u00e9cise le niveau. Le score ASIA est le plus couramment utilis\u00e9 et les donn\u00e9es sont consignaient ce qui permet d\u2019en appr\u00e9cier ult\u00e9rieurement l\u2019\u00e9volutivit\u00e9 . (<strong>Fig2)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019examen clinique doit \u00e9galement d\u00e9terminer l \u2019existence d\u2019une douleur cervicale spontan\u00e9e ou provoqu\u00e9e par la palpation des processus \u00e9pineux. Lorsque la probabilit\u00e9 de l\u00e9sion traumatique est tr\u00e8s faible, ce qui signifie notamment qu\u2019il n\u2019existe pas de douleur en regard des processus \u00e9pineux, l\u2019\u00e9valuation prudente des amplitudes articulaires est envisageable \u00e0 la phase aigu\u00eb (7) .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">3<\/p>\n\n\n\n<p>                                                                                                                                                                                 <strong> <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"486\" height=\"527\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/333333.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-810\" srcset=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/333333.jpg 486w, https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/333333-277x300.jpg 277w\" sizes=\"(max-width: 486px) 100vw, 486px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>b) Examen radiologique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 le recours aux radiographies conventionnelles pour la d\u00e9tection des l\u00e9sions du rachis cervical ; leur sensibilit\u00e9 est m\u00e9diocre . Le bilan radiographique doit comprendre les incidences suivantes : face, profil et face bouche ouverte centr\u00e9e sur la charni\u00e8re cervio-occipitale (\u00abodonto\u00efde bouche ouverte\u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019absence de d\u00e9tection d\u2019une l\u00e9sion instable pouvant avoir des cons\u00e9quences neurologiques dramatiques, l \u2019interpr\u00e9tation correcte de ces clich\u00e9s est essentielle<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"762\" height=\"327\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/99999999999999.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-811\" srcset=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/99999999999999.jpg 762w, https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/99999999999999-300x129.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 706px) 89vw, (max-width: 767px) 82vw, 740px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">   <strong> 4<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les radiographies conventionnelles permettent d\u2019identifier les l\u00e9sions instables suivantes &nbsp;: fracture &nbsp;comminutive &nbsp;du &nbsp;corps vert\u00e9bral &nbsp;(burst fracture) \u2013 &nbsp;tear drop fracture &nbsp;\u2013 entorse grave &nbsp;\u2013 luxation unilat\u00e9rale ou bilat\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur&nbsp; interpr\u00e9tation doit \u00eatre &nbsp;effectu\u00e9e \u00e0 &nbsp;la lumi\u00e8re de &nbsp;l\u2019examen clinique et, lorsqu\u2019il&nbsp; existe un &nbsp;doute&nbsp; &nbsp;diagnostique, il &nbsp;ne &nbsp;faut pas h\u00e9siter&nbsp; \u00e0 &nbsp;recourir aux autres examens d\u2019imagerie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le scanner cervical est l\u2019examen de&nbsp; r\u00e9f\u00e9rence pour &nbsp;la d\u00e9tection des l\u00e9sions osseuses rachidiennes avec &nbsp;une &nbsp;sensibilit\u00e9 proche de 100 %(12). Sa &nbsp;sensibilit\u00e9 est &nbsp;sup\u00e9rieure &nbsp;\u00e0 &nbsp;celle &nbsp;des&nbsp; clich\u00e9s &nbsp;radiographiques(13). &nbsp;Leur &nbsp;normalit\u00e9 &nbsp;ne permet pas d\u2019\u00e9liminer avec &nbsp;certitude certaines l\u00e9sions instables du&nbsp; segment mobile rachidien.<\/p>\n\n\n\n<p>Les clich\u00e9s radiographiques dynamiques et&nbsp; l\u2019IRM (qui est l\u2019examen de &nbsp;choix pour l\u2019exploration des parties molles) ont pour objectif de combler ce manque.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de &nbsp;ne &nbsp;pas retarder une &nbsp;\u00e9ventuelle chirurgie de &nbsp;d\u00e9compression, Chez &nbsp;les patients &nbsp;pr\u00e9sentant des &nbsp;signes &nbsp;neurologiques &nbsp;\u00e9vocateurs &nbsp;de&nbsp;&nbsp; compression m\u00e9dullaire, l\u2019IRM est &nbsp;indiqu\u00e9e en premi\u00e8re intention.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez&nbsp;&nbsp; &nbsp;les&nbsp;&nbsp; patients &nbsp;intub\u00e9s&nbsp;&nbsp; ou&nbsp; &nbsp;pr\u00e9sentant &nbsp;des &nbsp;troubles&nbsp;&nbsp; de&nbsp; &nbsp;la &nbsp;vigilance, l\u2019\u00e9valuation clinique est peu &nbsp;fiable. Il est plus prudent de r\u00e9aliser une &nbsp;IRM que le scanner, qui est la seule envisag\u00e9e devant ces situations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3- &nbsp;Prise en charge th\u00e9rapeutique du rachis traumatique (fig. 6)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019immobilisation du &nbsp;rachis&nbsp; cervical &nbsp;doit&nbsp; pr\u00e9c\u00e9der tout &nbsp;geste de &nbsp;mobilisation chez &nbsp;tout&nbsp; patient suspect\u00e9 d&rsquo;avoir une &nbsp;l\u00e9sion rachidienne, chez&nbsp;&nbsp; &nbsp;les patients polytraumatis\u00e9s, victimes d\u2019un traumatisme cr\u00e2nien ou pr\u00e9sentant des troubles de&nbsp; la vigilance dans le but d&rsquo;\u00e9viter toute &nbsp;aggravation d&rsquo;une &nbsp;l\u00e9sion rachidienne instable(15).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019emploi&nbsp; &nbsp;d\u2019un&nbsp; &nbsp;collier&nbsp;&nbsp; cervical&nbsp; &nbsp;rigide&nbsp; &nbsp;et&nbsp; &nbsp;d\u2019un&nbsp; &nbsp;matelas&nbsp; &nbsp;\u00e0&nbsp; &nbsp;d\u00e9pression&nbsp; &nbsp;est recommand\u00e9 par &nbsp;l&rsquo;ensemble des soci\u00e9t\u00e9s savantes sp\u00e9cialis\u00e9es, et&nbsp; certains auteurs conseillent&nbsp; l\u2019utilisation d\u2019un &nbsp;dispositif &nbsp;global &nbsp;d\u2019immobilisation(8,16)&nbsp;&nbsp; qui comporte un &nbsp;plan dur, &nbsp;un&nbsp; collier cervical, un &nbsp;fixateur de &nbsp;t\u00eate &nbsp;et &nbsp;des sangles r\u00e9parties du front au bassin(17).<\/p>\n\n\n\n<p>La prise en charge pr\u00e9coce de ces patients vise \u00e0 traiter les d\u00e9tresses respiratoires et\/ou h\u00e9modynamiques associ\u00e9es au traumatisme du rachis cervical. En effet, la compression m\u00e9dullaire r\u00e9sultant d\u2019une l\u00e9sion instable du rachis&nbsp; &nbsp;cervical&nbsp; &nbsp;expose &nbsp;au&nbsp; &nbsp;risque&nbsp;&nbsp; de&nbsp; &nbsp;d\u00e9tresse &nbsp;respiratoire&nbsp; &nbsp;et&nbsp; &nbsp;de&nbsp; &nbsp;choc neurog\u00e9nique. &nbsp;La pression art\u00e9rielle moyenne doit \u00eatre &nbsp;maintenue &nbsp;au-dessus de 80 ou 85 mmHg selon les auteurs(8, 18).<\/p>\n\n\n\n<p>Il &nbsp;faut &nbsp;savoir &nbsp;que le pronostic &nbsp;neurologique &nbsp;semble &nbsp;corr\u00e9l\u00e9 &nbsp;au&nbsp; &nbsp;d\u00e9lai &nbsp;de d\u00e9compression(19). Et par cons\u00e9quent la d\u00e9compression m\u00e9dullaire doit s&rsquo;effectuer &nbsp;pr\u00e9cocement, habituellement &nbsp;dans les &nbsp;24 &nbsp;premi\u00e8res &nbsp;heures, voire en urgence(20).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>5<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour les l\u00e9sions rachidiennes instables le traitement est essentiellement chirurgical et la r\u00e9alisation d\u2019une arthrod\u00e8se est indispensable(21).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour&nbsp; &nbsp;les &nbsp;patients &nbsp;n\u00e9cessitants &nbsp;des hospitalisations &nbsp;de &nbsp;longues &nbsp;dur\u00e9es,&nbsp; la surveillance du&nbsp; patient rel\u00e8vera les diff\u00e9rentes phases d&rsquo;\u00e9volutions soit vers l&rsquo;am\u00e9lioration ou l&rsquo;aggravation.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9valuation &nbsp;de &nbsp;l&rsquo;\u00e9tat&nbsp; du &nbsp;patient &nbsp;concernera, l&rsquo;\u00e9valuation&nbsp; neurologique&nbsp; ainsi que les fonctions vitales (l&rsquo;\u00e9tat ventilatoire et l&rsquo;\u00e9tat h\u00e9modynamique), les complications de d\u00e9cubitus sont &nbsp;surveill\u00e9s de plus pr\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"653\" height=\"558\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/wwwwwwwwwwwwwwwwwwww.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-813\" srcset=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/wwwwwwwwwwwwwwwwwwww.jpg 653w, https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/wwwwwwwwwwwwwwwwwwww-300x256.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 653px) 100vw, 653px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>            Figure 6 : diagramme &nbsp;de CAT devant un traumatisme du rachis cervical &nbsp;( 22)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CONCLUSION<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La prise en &nbsp;charge des patients traumatis\u00e9s du&nbsp; rachis est l\u2019exemple d\u2019une prise en charge pluridisciplinaire puisqu\u2019elle n\u00e9cessite la coordination des diff\u00e9rents corps de la sant\u00e9 (urgentistes, des anesth\u00e9sistes-r\u00e9animateurs, des chirurgiens, &nbsp;r\u00e9\u00e9ducateurs fonctionnels, param\u00e9dicaux, psychologues&#8230;.). La &nbsp;prise &nbsp;en &nbsp;charge ad\u00e9quate, d\u00e8s&nbsp; le &nbsp;ramassage et &nbsp;le &nbsp;transport &nbsp;du &nbsp;bless\u00e9 &nbsp;et &nbsp;la coordination entre &nbsp;le personnel &nbsp;m\u00e9dical &nbsp;et param\u00e9dical &nbsp;est le garant pour &nbsp;am\u00e9liorer le pronostic et le devenir des traumatismes du rachis cervical sup\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>6<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>1.  Netter FH. &nbsp;Atlas d\u2019Anatomie Humaine. Section I: T\u00eate et Cou (2011)<\/p>\n\n\n\n<p>2. &nbsp;Cusick J.F., Yoganandan N. Biomechanics of the cervical spine 4: major injuries. Clin Biomech,2002 ; 17(1) : 1-20.<\/p>\n\n\n\n<p>3. &nbsp;Yoganandan &nbsp;N., Stemper B.D., Rao &nbsp;R.D. Patient &nbsp;mechanisms &nbsp;of injury &nbsp;in &nbsp;whiplashassociated disorders. Seminars in spine surgery, 2013 ; 25(1) : 67-74.<\/p>\n\n\n\n<p>4. &nbsp;Leucht &nbsp;P., &nbsp;Fischer &nbsp;K., Muhr G, Mueller &nbsp;E.J. Epidemiology &nbsp;of traumatic &nbsp;spine &nbsp;fractures. &nbsp;Injury,2009 ; 40(2) : 166-72.<\/p>\n\n\n\n<p>5.  Clayton J.L., Harris M.B., Weintraub S.L. et al. Risk factors for cervical spine injury. Injury, 2012; 43(4) : 431-5.<\/p>\n\n\n\n<p>6.  Ravaud &nbsp;J.F., &nbsp;Delcey &nbsp;M., &nbsp;Desert J.F. &nbsp;The &nbsp;Tetrafigap &nbsp;Survey&nbsp; &nbsp;on &nbsp;the &nbsp;long-term &nbsp;outcome &nbsp;of tetraplegic spinal cord &nbsp;injured persons, part&nbsp; II: Demographic characteristics and &nbsp;initial cause of injury. Spinal Cord, 2000 ; 38(3) : 164-72.<\/p>\n\n\n\n<p>7. &nbsp;Stiell &nbsp;I.G., &nbsp;Wells &nbsp;G.A., Vandemheen &nbsp;K.L. et &nbsp;al. &nbsp;The &nbsp;Canadian &nbsp;C-spine &nbsp;rule &nbsp;for radiography &nbsp;in alert and stable trauma patients. JAMA, 2001 ; 286(15) &nbsp;: 1841-8.<\/p>\n\n\n\n<p>8. &nbsp;Prise en &nbsp;charge d\u2019un bless\u00e9 adulte pr\u00e9sentant un traumatisme vert\u00e9brom\u00e9dullaire. Conf\u00e9rence d\u2019experts.&nbsp; &nbsp;Soci\u00e9t\u00e9&nbsp; &nbsp;fran\u00e7aise&nbsp; &nbsp;d\u2019anesth\u00e9sie&nbsp; &nbsp;et&nbsp; &nbsp;de&nbsp;&nbsp;&nbsp; r\u00e9animation.&nbsp; &nbsp;Texte&nbsp;&nbsp; &nbsp;court,&nbsp;&nbsp; &nbsp;2003.&nbsp;&nbsp; &nbsp;http:<a href=\"http:\/\/www.sfmu.org\/fr\/formation\/consensus\">\/\/www.sfmu.org\/fr\/formation\/consensus<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>9. &nbsp;Fred\u00f8 H.L., Rizvi S.A., Lied B., R\u00f8nning P., &nbsp;Helseth E. The &nbsp;epidemiology of traumatic cervical spine &nbsp;fractures: &nbsp;a&nbsp; prospective &nbsp;population &nbsp;study from &nbsp;Norway. &nbsp;Scand J Trauma Resusc Emerg Med, 2012 ; 20 : 85.<\/p>\n\n\n\n<p>10. Hadley M.N., Walters &nbsp;B.C., Aarabi B. et al. Clinical assessment following acute cervical spinal cord injury. Neurosurgery, 2013 ; 72 Suppl 2 : 40-53.<\/p>\n\n\n\n<p>11. Holmes &nbsp;J.F., &nbsp;Akkinepalli &nbsp;R. &nbsp;Computed &nbsp;tomography versus &nbsp;plain &nbsp;radiography &nbsp;to &nbsp;screen &nbsp;for cervical spine injury: a meta-analysis. J Trauma, 2005 ; 58(5) : 902-5.<\/p>\n\n\n\n<p>12. Bailitz &nbsp;J., Starr &nbsp;F., &nbsp;Beecroft &nbsp;M. et &nbsp;al. &nbsp;CT should &nbsp;replace &nbsp;three-view &nbsp;radiographs &nbsp;as the &nbsp;initial screening &nbsp;test in &nbsp;patients &nbsp;at &nbsp;high, &nbsp;moderate, and &nbsp;low &nbsp;risk &nbsp;for &nbsp;blunt &nbsp;cervical &nbsp;spine &nbsp;injury: &nbsp;a prospective comparison. J Trauma, 2009 ; 66(6) : 1605-9.<\/p>\n\n\n\n<p>13. &nbsp;Dosch J.C. Traumatologie du rachis. Issy-Les-Moulineaux, Elsevier Masson, 2012 : 239 p.<\/p>\n\n\n\n<p>14. &nbsp;Toscano J. Prevention of neurological deterioration before admission to a spinal cord injury unit. Paraplegia, 1988 ; 26(3) : 143-50.<\/p>\n\n\n\n<p>15.  Theodore N., &nbsp;Hadley &nbsp;M.N., &nbsp;Aarabi &nbsp;B. &nbsp;et &nbsp;al. &nbsp;Prehospital &nbsp;cervical &nbsp;spinal &nbsp;immobilization &nbsp;after trauma. Neurosurgery, 2013 ; 72 Suppl 2 : 22-34.<\/p>\n\n\n\n<p>16. Graesslin &nbsp;S., &nbsp;Hssain &nbsp;I., &nbsp;Barri\u00e8re &nbsp;R., &nbsp;Mahler &nbsp;S., &nbsp;Trabold &nbsp;F., &nbsp;Rottner &nbsp;J. Prise&nbsp; en &nbsp;charge des traumatismes &nbsp;du &nbsp;rachis &nbsp;en &nbsp;urgence. Soci\u00e9t\u00e9 &nbsp;Fran\u00e7aise &nbsp;de &nbsp;M\u00e9decine &nbsp;d\u2019Urgence. &nbsp;Urgences 2008. <a href=\"http:\/\/www.sfmu.org\/urgences2008\/donnees\/pdf\/087_graesslin\">http:\/\/www.sfmu.org\/urgences2008\/donnees\/pdf\/087_graesslin<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>17. Casha S., &nbsp;Christie &nbsp;S. &nbsp;A systematic &nbsp;review &nbsp;of &nbsp;intensive &nbsp;cardiopulmonary&nbsp; management after spinal cord injury. J Neurotrauma, 2011 ; 28(8) : 1479-95.<\/p>\n\n\n\n<p>18. &nbsp;Fehlings M.G., Vaccaro A., Wilson J.R. et al. Early versus delayed decompression for traumatic cervical &nbsp;spinal &nbsp;cord &nbsp;injury:&nbsp; results&nbsp; of &nbsp;the &nbsp;Surgical &nbsp;Timing &nbsp;in&nbsp; Acute &nbsp;Spinal &nbsp;Cord &nbsp;Injury &nbsp;Study (STASCIS). PLoS One, &nbsp;2012 ; 7(2) : e32037.<\/p>\n\n\n\n<p>19. Fehlings &nbsp;MG, Perrin &nbsp;RG. &nbsp;The &nbsp;role &nbsp;and &nbsp;timing &nbsp;of early &nbsp;decompression &nbsp;for cervical &nbsp;spinal &nbsp;cord injury: update with a review of recent clinical evidence. Injury, 2005 ; 36 Suppl 2 : B13-26.<\/p>\n\n\n\n<p>20. Rolland E., Saillant G. Les entorses du rachis cervical. Science &amp; Sports, 1999 ; 14(1) :22 . Rousseau MA, Pascal-Moussellard H, Lazennec &nbsp;JY, Catonn\u00e9 Y. \u00c9valuation &nbsp;et orientation th\u00e9rapeutique &nbsp;devant &nbsp;un &nbsp;traumatisme&nbsp; &nbsp;du &nbsp;rachis&nbsp; &nbsp;cervical.&nbsp; &nbsp;EMC &nbsp;Trait\u00e9&nbsp; &nbsp;de&nbsp; &nbsp;M\u00e9decine&nbsp; &nbsp;Akos 2012;0(0):1-7 [Article 2-0608].<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>7<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00c9SUME La Neurotraumatologie constitue un motif tr\u00e8s fr\u00e9quent des consultations aux urgences. 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