{"id":468,"date":"2021-04-16T13:29:43","date_gmt":"2021-04-16T12:29:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/?p=468"},"modified":"2021-05-03T21:20:32","modified_gmt":"2021-05-03T20:20:32","slug":"les-agents-de-contraste-en-imagerie-medicale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/2021\/04\/16\/les-agents-de-contraste-en-imagerie-medicale\/","title":{"rendered":"Les agents de contraste en imagerie m\u00e9dicale"},"content":{"rendered":"<h1><strong>R\u00e9sum\u00e9\u00a0:<\/strong><\/h1>\n<figure id=\"attachment_471\" aria-describedby=\"caption-attachment-471\" style=\"width: 156px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-471\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/arton1229-383c5.jpg\" alt=\"\" width=\"156\" height=\"104\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-471\" class=\"wp-caption-text\">Dr S. Semar M\u00e9decin sp\u00e9cialiste en radiologie et imagerie m\u00e9dicale<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les tissus de l\u2019organisme ont une texture complexe. Pour mieux les \u00e9tudier en imagerie, on a recours aux produits de contraste. Ces agents ont donc d\u2019\u00e9normes avantages mais ils pr\u00e9sentent aussi des risques que le manipulateur en imagerie m\u00e9dicale doit conna\u00eetre.<\/p>\n<p><strong>Mots cl\u00e9s\u00a0:\u00a0<\/strong><span style=\"font-size: 1rem;\">Imagerie , produits de contraste , manipulateur.<\/span><!--more--><\/p>\n<h1><strong>Introduction <\/strong><\/h1>\n<p>Le contraste tissulaire, li\u00e9 \u00e0 la composition chimique des diff\u00e9rents tissus de l&rsquo;organisme, soumis aux rayons X, est la base de l&rsquo;imagerie m\u00e9dicale.<\/p>\n<p>En effet, les milieux organiques sont constitu\u00e9s de plusieurs tissus ayant des capacit\u00e9s d&rsquo;absorption des rayons diff\u00e9rentes. Ainsi plus un milieu est dense plus il absorbera les rayons et on obtiendra un contraste net avec les structures avoisinantes\u00a0: c\u2019est le cas de l\u2019os totalement explor\u00e9 par la radiologie conventionnelle.<\/p>\n<p>En revanche, au niveau des tissus qui poss\u00e8dent des capacit\u00e9s d\u2019absorption minime il est difficile d\u2019\u00e9tudier le contraste. Dans ce cas, pour mieux \u00e9valuer les diff\u00e9rences on a recours de plus en plus \u00e0 des agents de contraste.<\/p>\n<p>Les produits de contraste ou agents de contraste sont des produits chimiques de la classe des m\u00e9dicaments et donc r\u00e9agis comme tels, introduits dans l\u2019organisme pour cr\u00e9er un contraste artificiel sur une structure anatomique ou pathologique afin d\u2019augmenter la pertinence diagnostique.<\/p>\n<p>Le type d\u2019agent de contraste est adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019organe ou \u00e0 l\u2019appareil \u00e0 explorer, mais aussi \u00e0 la technique d\u2019imagerie projet\u00e9e. Par ailleurs \u00e0 cette notion de b\u00e9n\u00e9fice pour le clinicien et le malade il est important d\u2019opposer le facteur risque li\u00e9 \u00e0 l\u2019utilisation de ses produits.<\/p>\n<p>Enfin l&rsquo;administration d&rsquo;un produit de contraste pour la r\u00e9alisation d&rsquo;un examen d&rsquo;imagerie rel\u00e8ve de la comp\u00e9tence du manipulateur qui doit en savoir la composition, le mode d\u2019emploi, le mode d\u2019administration aux patients, les indications , les contre-indications ainsi que la r\u00e9glementation de l\u2019utilisation des produits de contraste mettant chaque fois en balance leur efficacit\u00e9 et leur s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<h1><strong>\u00c9volution des id\u00e9es\u00a0<\/strong><\/h1>\n<h3>1- Historique\u00a0:<\/h3>\n<p><span style=\"font-size: 1rem;\">Le premier clich\u00e9 radiologique est historique. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Rotgen lui-m\u00eame (1895) pour \u00e9tayer sa d\u00e9couverte des rayons X. Il avait pratiqu\u00e9 une radiographie de la main de son \u00e9pouse qui montrait bien le contraste entre les os et les parties molles.<\/span><\/p>\n<p>Une ann\u00e9e plus tard, un liquide plomb\u00e9 a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour visualiser le tube digestif d\u2019ailleurs non sans cons\u00e9quences. Des sels de mercure ont \u00e9t\u00e9 ainsi inject\u00e9s pour augmenter le contraste, produits non d\u00e9nu\u00e9s d\u2019effets toxiques. En 1908, Marcel Garbet \u00e9labore le premier produit de contraste organique \u00e0 partir d\u2019une huile iod\u00e9e\u00a0: le Lipiodol utilis\u00e9 en bronchographie. En 1910, le sulfate de baryum, produits non toxique avait \u00e9t\u00e9 retenu pour la visualisation des voies digestives et en 1929 Swick r\u00e9alisa l\u2019exploration des voies urinaires avec produit iod\u00e9 , hydrosoluble , radio-opaque qui se concentre \u00e9lectivement au niveau de l\u2019arbre urinaire \u00a0: c&rsquo;est la premi\u00e8re UIV.<\/p>\n<p>En 1940, un antiparasitaire le diatrizoate ayant des propri\u00e9t\u00e9s opacifiantes a permis d&rsquo;\u00e9tudier le tube digestif. En 1969, avec la mise au point de la TDM sont apparus des produits de contraste hydrosolubles non ioniques et des basse osmolarit\u00e9 qui restent stables lors de leur dissolution. En 1990, avec l\u2019\u00e8re de l\u2019I.R.M. apparaissait le ch\u00e9late de gadolinium produit non iod\u00e9 et plus r\u00e9cemment un produit de contraste gazeux est essay\u00e9 pour l\u2019\u00e9tude ultrasonique de l\u2019organisme.<\/p>\n<h3>2 &#8211; Etat actuel\u00a0: produits existants<\/h3>\n<p>La nomenclature des agents de contraste existants au niveau du march\u00e9 est tr\u00e8s diverse. N\u00e9anmoins en fonction de la disponibilit\u00e9 le technicien doit utiliser si possible la sp\u00e9cialit\u00e9 dont il a l\u2019habitude et la satisfaction.<\/p>\n<p>A titre indicatif, nous avons r\u00e9pertori\u00e9 ci-dessous quelques sp\u00e9cialit\u00e9s largement utilis\u00e9es dans notre pays\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Produits baryt\u00e9s\u00a0(Sulfate de Baryum)\u00a0: Micropaque\u00ae.<\/p>\n<p>&#8211; Produits iod\u00e9s\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">&#8211; sp\u00e9cialit\u00e9s de basse osmolarit\u00e9\u00a0: Ultravist,\u00a0Xenetix, Omnipaque,<\/p>\n<p style=\"padding-left: 30px;\">&#8211; sp\u00e9cialit\u00e9 de haute osmolarit\u00e9\u00a0:\u00a0 Gastrografine\u00ae, T\u00e9l\u00e9brix\u00ae<\/p>\n<p>&#8211; Produits pour IRM\u00a0: \u00a0ch\u00e9lates de gadolinium\u00a0:\u00a0 Dotarem\u00ae<\/p>\n<h2><strong>Caract\u00e9ristiques biochimiques des produits de contraste <\/strong><\/h2>\n<h3>1-Produits de contraste iod\u00e9s\u00a0(PCI) :<\/h3>\n<p>Ils augmentent le contraste naturel dans leur compartiment de distribution et d\u2019\u00e9limination. Plus leur teneur en iode est \u00e9lev\u00e9e plus ils sont efficients mais plus ils sont d\u00e9l\u00e9t\u00e8res pour l\u2019organisme. Ils sont hydrosolubles gr\u00e2ce \u00e0 un noyau benz\u00e8ne. En fonction de la quantit\u00e9 d\u2019iode lib\u00e9r\u00e9e au cours de leur dissolution, on distingue\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; PCI de haute osmolarit\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211; PCI de basse osmolarit\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211; PCI iso-osmolaire par rapport au plasma.<\/p>\n<p>Ils sont certes inertes mais leur activit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 leur seule force osmotique. Ils diffusent \u00e0 travers la membrane basale capillaire vers le milieu interstitiel mais sans diffusion dans le milieu intra cellulaire. En th\u00e9orie ils ne diffusent pas \u00e0 travers la barri\u00e8re h\u00e9mato-enc\u00e9phalique saine. Ils sont essentiellement \u00e9limin\u00e9s par le rein gr\u00e2ce \u00e0 la simple filtration glom\u00e9rulaire sans r\u00e9absorption tubulaire. La cin\u00e9tique de diffusion est caract\u00e9ristique\u00a0: la premi\u00e8re phase est vasculaire (10 secondes) avec un int\u00e9r\u00eat en angiographie et la deuxi\u00e8me phase est interstitielle (60 secondes) et est utilis\u00e9e en TDM.<\/p>\n<p>La demi-vie est de une \u00e0 deux heures environ.<\/p>\n<h3>2-Produits de contraste non iod\u00e9s (PCNI)<\/h3>\n<p>Ils sont utilis\u00e9s en imagerie par IRM. Le m\u00e9canisme d\u2019action est indirect en acc\u00e9l\u00e9rant la vitesse de relaxation des noyaux d\u2019hydrog\u00e8ne.<\/p>\n<p>On distingue deux groupes\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Les agents de contraste positifs qui rehaussent le signal sur les s\u00e9quences pond\u00e9r\u00e9es en T1. Ces produits appartiennent aux groupes des m\u00e9taux de transition (Cr, Fe , Mn\u00a0) et aux lanthanides (Gadolinium). Ce dernier reste le plus efficace avec le signal le plus fort et diffusant bien en milieu extra-cellulaire et rapidement \u00e9limin\u00e9 par le rein.<\/p>\n<p>&#8211; Les agents de contraste n\u00e9gatifs sont des produits particuliers de structure cristalline \u00e0 base de noyaux de fer et donc capt\u00e9s par le syst\u00e8me r\u00e9ticulo-endoth\u00e9lial (foie\u00a0 rate , ganglions , moelle osseuse ). Ils ont un int\u00e9r\u00eat en IRM h\u00e9patique et leur \u00e9limination est lente.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: left;\"><strong>Risques li\u00e9s \u00e0 l\u2019utilisation des produits de contraste\u00a0<\/strong><\/h2>\n<p>Les agents de contraste sont en g\u00e9n\u00e9ral bien tol\u00e9r\u00e9s. Cependant, leur utilisation peut \u00eatre suivie de complications (un d\u00e9c\u00e8s pour 100.000 examens et un accident majeur pour 2.000 examens). Ces accidents sont plus graves avec les agents hyper osmolaires.<\/p>\n<h3>1-Les r\u00e9actions allergiques<\/h3>\n<p>Elles sont rares et se manifestent au cours de la phase aigue par divers sympt\u00f4mes allant du simple bouton d\u2019urticaire au gonflement du visage avec bronchospasme et choc anaphylactique.\u00a0 Ailleurs, ce sont des r\u00e9actions plus tardives qui sont signal\u00e9es\u00a0:naus\u00e9es , vomissements , c\u00e9phal\u00e9es , exanth\u00e8me et fi\u00e8vre surtout chez les malades ayant des ant\u00e9c\u00e9dents d\u2019allergie. Il faut aussi rappeler le r\u00f4le du stress le jour de l\u2019examen.<\/p>\n<p>Les r\u00e9actions allergiques au gadolinium sont encore plus rares\u00a0: douleurs lombaires , hypotension , naus\u00e9es rapidement r\u00e9gressives.<\/p>\n<h3>2-La n\u00e9phropathie apr\u00e8s injection de produit de contraste<\/h3>\n<p>Elle peut survenir sur rein sain mais surtout sur un terrain d\u2019insuffisance r\u00e9nale. Elle se d\u00e9finit par l\u2019augmentation de la cr\u00e9atinine plasmatique de 25 % de son taux de base dans les 48 heures qui suivent l\u2019examen.\u00a0 Le r\u00f4le des facteurs de risque est important\u00a0: diab\u00e8te, insuffisance r\u00e9nale chronique, hypertension art\u00e9rielle et surtout l\u2019\u00e2ge.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas tant la qualit\u00e9 du produit qui est en cause mais c\u2019est le volume inject\u00e9 qui est le facteur primordial. D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de calculer la dose \u00e0 injecter en tenant compte du poids du patient.<\/p>\n<h3>3-Patient sous b\u00eatabloquants<\/h3>\n<p>L\u2019injection de produit de contraste chez un patient sous b\u00eatabloquants risque d\u2019aggraver la r\u00e9action anaphylactique notamment sur le plan respiratoire. Il est donc important d\u2019avoir l\u2019avis du cardiologue avant l\u2019injection<\/p>\n<h3>4-Patient sous biguanides\u00a0:<\/h3>\n<p>L\u2019arr\u00eat du traitement aux biguanides 48 heures avant l\u2019examen chez le diab\u00e9tique est imp\u00e9ratif car ils interf\u00e8rent directement dans le blocage de la transformation des lactates en glucose \u00e0 l\u2019origine d\u2019une insuffisance r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n<h2><strong>R\u00e8gles d\u2019utilisation des agents de contraste <\/strong><\/h2>\n<p>Les agents de contraste sont des m\u00e9dicaments. A ce titre ils sont soumis \u00e0 la r\u00e9glementation concernant la prescription, la d\u00e9tention et la dispensation de ces produits.\u00a0 Cependant, ce sont des m\u00e9dicaments administr\u00e9s dans un but diagnostique.<\/p>\n<p>A ce titre, il doivent donc r\u00e9pondre \u00e0 trois crit\u00e8res de qualit\u00e9, s\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 avec \u00a0\u00e0 chaque fois la recherche du rapport b\u00e9n\u00e9fice\u00a0\/ risque.<\/p>\n<p>Le manipulateur en imagerie est charg\u00e9 de l\u2019administration de ces m\u00e9dicaments mais leur prescription est d\u2019abord m\u00e9dicale. Il doit avertir le m\u00e9decin de tout probl\u00e8me survenu au cours de cette injection sinon c\u2019est une faute professionnelle. Il doit donc l\u2019informer du type de produit, de la dose inject\u00e9e et du moment de l\u2019injection.<\/p>\n<p>Enfin, le devoir d\u2019information et de consentement du malade reste la pierre angulaire de tout geste invasif sur le patient. Le consentement doit toujours \u00eatre obtenu par \u00e9crit.<\/p>\n<h2><strong>Applications pratiques\u00a0<\/strong><\/h2>\n<p>L\u2019utilisation des produits de contraste en imagerie m\u00e9dicale permet une meilleure interpr\u00e9tation des images mais l\u2019injection comporte aussi des risques.\u00a0 Si c\u2019est le m\u00e9decin qui valide la pertinence de l\u2019examen et qui d\u00e9cide du recours aux agents de contraste, c\u2019est le manipulateur qui en fait l\u2019ex\u00e9cution. Il faut donc que le MIM s\u2019entoure d\u2019un maximum de pr\u00e9cautions en observant des r\u00e8gles pratiques avant, pendant et apr\u00e8s l\u2019examen.<\/p>\n<h3>1- Avant l\u2019examen<\/h3>\n<p>La demande d\u2019examen doit comporter toutes les indications qui vont permettre au m\u00e9decin radiologue de la valider. D\u2019abord l\u2019approche strat\u00e9gique du diagnostic clinique doit justifier le recours \u00e0 l\u2019imagerie. Ensuite, la d\u00e9cision de l\u2019utilisation des produits de contraste d\u00e9pend d\u2019une part de l\u2019histoire clinique du patient et d\u2019autre part de l\u2019\u00e9valuation du terrain.\u00a0 A ce sujet, l\u2019interrogatoire va pr\u00e9ciser les ant\u00e9c\u00e9dents \u00e9ventuels d\u2019allergie, d\u2019insuffisance r\u00e9nale , de d\u00e9shydration ou de \u00a0dysthyroidie pour prendre toutes les pr\u00e9cautions n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>On doit tenir compte d\u2019un traitement \u00e9ventuel aux biguanides ou aux b\u00eatabloquants et \u00e0 ce sujet l\u2019avis du m\u00e9decin diab\u00e9tologue ou du cardiologue est n\u00e9cessaire<\/p>\n<p>A ce stade si la possibilit\u00e9 d\u2019injection est retenue le patient sera \u00e9valu\u00e9 sur son poids, sa taille, son pouls et sa tension art\u00e9rielle.<\/p>\n<p>En tout cas il ne faut pas attendre le jour de l\u2019examen, une fois que le malade a obtenu son rendez-vous pour rechercher des contre-indications, des facteurs de risque ou pour obtenir le consentement du malade.<\/p>\n<h3>2-Pendant l\u2019examen<\/h3>\n<p>Un certain nombre de pr\u00e9cautions vont permettre la r\u00e9alisation d\u2019un examen d\u2019imagerie en toute s\u00e9curit\u00e9. Le manipulateur doit\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Reprendre l\u2019interrogatoire et toutes les informations concernant le dossier du malade\u00a0: ne pas supposer que c\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait. Ceci peut \u00eatre fait m\u00eame au niveau de la salle d\u2019attente.<\/p>\n<p>&#8211; S\u2019assurer que les recommandations sont comprises et appliqu\u00e9es notamment pour l\u2019arr\u00eat de certains m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>&#8211; S\u2019assurer que le m\u00e9decin est pr\u00e9sent et accessible et \u00a0peut intervenir \u00e0 tout moment.<\/p>\n<p>&#8211; Choisir le produit adapt\u00e9 selon le protocole du service et la dose est calcul\u00e9e en fonction du poids.<\/p>\n<p>&#8211; Utiliser un cath\u00e9ter court, en \u00e9vitant de d\u00e9t\u00e9riorer le capital veineux du patient<\/p>\n<p>&#8211; \u00a0dans l\u2019imm\u00e9diat, proc\u00e9der \u00e0 la surveillance locale du point d\u2019injection et appr\u00e9cier la tol\u00e9rance du produit. Il ne faut pas lib\u00e9rer le patient avant 30 minutes.<\/p>\n<p>&#8211; S\u2019assurer qu\u2019il existe une salle appropri\u00e9e (d\u00e9choquage) avec un chariot d\u00e9di\u00e9 (m\u00e9dicaments contre le choc\u00a0: c\u2019est l\u2019obligation de moyens exig\u00e9e par la r\u00e9glementation).<\/p>\n<h3>3-Apr\u00e8s l\u2019examen<\/h3>\n<p>&#8211; Pr\u00e9venir et \u00e9valuer le risque de n\u00e9phropathie par hydratation et contr\u00f4le de la cr\u00e9atinine. En ambulatoire, une ordonnance est d\u00e9livr\u00e9e avec des consignes pr\u00e9cises et chez le malade hospitalis\u00e9 il faut notifier toutes les donn\u00e9es au service traitant pour la continuit\u00e9 des soins.<\/p>\n<p>&#8211; Le compte-rendu doit d\u00e9tailler en plus des r\u00e9sultats de l\u2019examen la technique utilis\u00e9e, la dose administr\u00e9e ainsi que toutes les r\u00e9actions observ\u00e9es chez le patient consid\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<h1><strong>Conclusion\u00a0<\/strong><\/h1>\n<p>Les agents de contraste permettent d\u2019affiner le diagnostic en imagerie m\u00e9dicale. Cependant le manipulateur en imagerie m\u00e9dicale doit conna\u00eetre toutes leurs propri\u00e9t\u00e9s pour les utiliser \u00e0 bon escient. Ce sont des produits pertinents pour le diagnostic mais l\u2019exigence de s\u00e9curit\u00e9 doit aussi les consid\u00e9rer comme des m\u00e9dicaments de classe B dont l\u2019utilisation est r\u00e9glement\u00e9e.<\/p>\n<h1><strong>Bibliographie <\/strong><\/h1>\n<p>(1) Rein et produits de contraste iod\u00e9s et gadolin\u00e9s Cl\u00e9ment O , Fay N , Fournier L , Siauve N , Friga G Journal de radiologie\u00a0: 2011\u00a0: 92-4\u00a0; 291-8<\/p>\n<p>(2) Iatrog\u00e9nie des produits de contraste Cl\u00e9ment O<\/p>\n<p>Journal de radiologie\u00a0: 2004\u00a0: 85-9\u00a0; 1175-80<\/p>\n<p>(3) Utilisation des produits de contraste h\u00e9pato-sp\u00e9cifiques en IRM Lambert B , Horta E , Perrier E , Siauve N , Cl\u00e9ment O , Cu\u00e9nod C.A , Frija G Journal de radiologie\u00a0: 2007\u00a0:\u00a088-10\u00a0; 1354-60<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9\u00a0: Les tissus de l\u2019organisme ont une texture complexe. 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