{"id":373,"date":"2020-10-17T12:27:59","date_gmt":"2020-10-17T11:27:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/?p=373"},"modified":"2021-05-03T21:24:26","modified_gmt":"2021-05-03T20:24:26","slug":"la-recuperation-amelioree-apres-chirurgie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/2020\/10\/17\/la-recuperation-amelioree-apres-chirurgie\/","title":{"rendered":"La r\u00e9cup\u00e9ration am\u00e9lior\u00e9e apr\u00e8s chirurgie"},"content":{"rendered":"<div class=\"mceTemp\"><\/div>\n<p><strong style=\"font-size: 1.5rem; color: #333333;\">R\u00e9sum\u00e9:<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9cup\u00e9ration am\u00e9lior\u00e9e apr\u00e8s chirurgie ou Enhanced Recovery Afte rSurgery (ERAS) est une<\/p>\n<figure id=\"attachment_14\" aria-describedby=\"caption-attachment-14\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-14 size-full\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/arton1229-383c5.jpg\" alt=\"1 service de chirurgie C \/ EHS Pierre et Marie Curie, facult\u00e9 d\u2019Alger1. ghaza402002@yahoo.fr 2 chirurgienne de sant\u00e9 public \/ EPH Kouba, facult\u00e9 d\u2019Alger1 .\" width=\"200\" height=\"133\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-14\" class=\"wp-caption-text\">A. Azzouz 1, N. Azrou 2<\/figcaption><\/figure>\n<p>prise en charge multidisciplinaire, standardis\u00e9e et bas\u00e9e sur les preuves. Il existe actuellement un bon niveau de preuves pour favoriser la r\u00e9cup\u00e9ration\u00a0 am\u00e9lior\u00e9e apr\u00e8s chirurgie dans le but de r\u00e9duire l\u2019agression du geste chirurgical et ainsi am\u00e9liorer les suites op\u00e9ratoires. La r\u00e9ussite du programme passe par l\u2019adh\u00e9sion de l\u2019\u00e9quipe multidisciplinaire compos\u00e9e de chirurgiens, d\u2019anesth\u00e9sistes, d\u2019infirmiers, de di\u00e9t\u00e9ticiens, et d\u2019administrateurs<strong>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mots cl\u00e9s : <\/strong>chirurgie, post op\u00e9ratoire, r\u00e9cup\u00e9ration am\u00e9lior\u00e9e.<!--more--><\/p>\n<h1><strong>Introduction\u00a0:<\/strong><\/h1>\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 initialement inspir\u00e9e et d\u00e9velopp\u00e9e par H.Kehlet et ses collaborateurs au Danemark en 1995 pour la chirurgie colique. Elle remet en question les principesclassiques de la prise en charge p\u00e9ri op\u00e9ratoire afin de permettre au patient de retrouver le plus vite possible son \u00e9tat physique et psychique pr\u00e9-op\u00e9ratoire<\/p>\n<p>La r\u00e9cup\u00e9ration am\u00e9lior\u00e9e apr\u00e8s chirurgie est une m\u00e9decine fond\u00e9e sur les preuves, valid\u00e9e par des publications scientifiques.\u00a0 Un groupe d\u2019\u00e9tude international a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9e, en 2001 afin de promouvoir le programme ERAS (Enhanced Recovery After Surgery). En 2010, ERAS society fut cr\u00e9e avec l\u2019objectif\u00a0 de donner une envergure internationale \u00e0 ce programme et surtout aboutir \u00e0 un standard international. En 2010, il existait d\u00e9j\u00e0, en particulier en Europe, 10 centres d\u2019excellence<strong>.<\/strong><\/p>\n<h1><strong>D\u00e9finition de la r\u00e9cup\u00e9ration am\u00e9lior\u00e9e apr\u00e8s chirurgie (RAAC<\/strong>).<\/h1>\n<p>C\u2019est une d\u00e9marche diff\u00e9rente dans la prise en charge du patient. Comment aborder une situation \u00e0 probl\u00e8me, qui est la phase post op\u00e9ratoire ?\u00a0 La solution\u00a0 n\u00e9cessite une combinaison d\u2019intervention dite multimodale (c\u0153lioscopie, analg\u00e9sie\u2026)\u00a0 qui associe une \u00e9quipes aux comp\u00e9tences diverses qui intervient \u00e0 chaque \u00e9tape de la prise en charge p\u00e9ri op\u00e9ratoire avec un m\u00eame objectif,\u00a0 la r\u00e9cup\u00e9ration rapide ou mieux encore am\u00e9lior\u00e9e<strong>.<\/strong><\/p>\n<p>Elle vise \u00e0 r\u00e9duire le stress physique et psychique li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intervention en pr\u00e9venant les dysfonctions organiques secondaires de la chirurgie permettant au patient de r\u00e9cup\u00e9rer plus vite ses capacit\u00e9s. Elle\u00a0 vise aussi la reprise d&rsquo;une autonomie active et compl\u00e8te du patient [1].<\/p>\n<h1><strong>\u00c9laboration du concept\u00a0:<\/strong><\/h1>\n<p>Kehlet [2] a eu l&rsquo;intuition que de nombreuses \u00e9tapes de la prise en charge classique en chirurgie reposaient plus sur le poids des habitudes que sur une analyse des b\u00e9n\u00e9fices apport\u00e9s aux patients<strong>. <\/strong><\/p>\n<p>Il analysa les \u00e9l\u00e9ments de la prise en charge classique en chirurgie colique et surtout leurs valeurs scientifiques : l\u2019il\u00e9us post op\u00e9ratoire prolong\u00e9, l\u2019alitement de quatre \u00e0 cinq jours, la prescription des morphiniques, la reprise de l\u2019alimentation \u00e0 partir du 5\u00e8mejour ou apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des gaz, le drainage syst\u00e9matique, le jeune pr\u00e9 op\u00e9ratoire au de-l\u00e0 de huit heures, la pr\u00e9paration\u00a0 colique m\u00e9canique syst\u00e9matique et la perfusion de solut\u00e9s en post op\u00e9ratoire\u00a0 pendant 04 \u00e0 06 jours. Il a pu prouver que de nombreux actes r\u00e9alis\u00e9s \u00e9taient inutiles, le plus flagrant \u00e9tant la pr\u00e9paration m\u00e9canique colique [3].<\/p>\n<p>L&rsquo;autre pilier de la r\u00e9flexion \u00e9tait l&rsquo;association du patient \u00e0 ses soins. Dans la prise en charge classique, le patient est un acteur passif, les d\u00e9cisions sont prises par les m\u00e9decins. Le patient est rarement\u00a0 inform\u00e9. Dans la r\u00e9cup\u00e9ration am\u00e9lior\u00e9e apr\u00e8s chirurgie, le patient re\u00e7oit une information beaucoup plus approfondie sur les diff\u00e9rents temps du traitement. Il connait les objectifs que se fixe avec lui l&rsquo;\u00e9quipe m\u00e9dico-chirurgicale (exemple : lever le jour de l&rsquo;intervention, pouvoir marcher une certaine distance le lendemain de l&rsquo;intervention, s&rsquo;alimenter le soir m\u00eame de l&rsquo;intervention, sortie 3 jours apr\u00e8s l\u2019intervention, etc&#8230;).Le patient devient un moteur de sa propre r\u00e9cup\u00e9ration\u00a0 et peut influencer les d\u00e9cisions en fonction de ses propres sensations et du retour d&rsquo;information qu&rsquo;il donne \u00e0 l\u2019\u00e9quipe de sant\u00e9<strong>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Le concept est devenu global int\u00e9ressant toutes les sp\u00e9cialit\u00e9s chirurgicales et les grandes lignes du programme sont organis\u00e9es en chemin clinique, les professionnels savent ce qu\u2019ils ont \u00e0 faire et \u00e0 quel moment intervenir et le patient est inform\u00e9 de ce chemin [4]. L\u2019autre ligne importante de ce programme est l\u2019organisation des soins qui sont simplifi\u00e9s mais appliqu\u00e9s avec rigueur par une \u00e9quipe multidisciplinaire (elle associe le chirurgien, l\u2019anesth\u00e9siste, l\u2019infirmier, le kin\u00e9sith\u00e9rapeute,..). L\u2019information circule de mani\u00e8re longitudinale et transversale, centr\u00e9 sur le patient [5]. Les actions sont consign\u00e9es\u00a0\u00a0 dans un livret pr\u00e9par\u00e9<strong>.<\/strong><\/p>\n<h1><strong>Le stress chirurgicalet impact de la RAAC dans la litt\u00e9rature\u00a0:<\/strong><\/h1>\n<p>Les complications postop\u00e9ratoires restent parmi les inconv\u00e9nients majeurs de la chirurgie.De nos jours, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la chirurgie induit une cascade d\u2019\u00e9v\u00e9nement complexe appel\u00e9 le stress chirurgical entra\u00eenant une r\u00e9ponse inflammatoire, une immunosuppression et une alt\u00e9ration du m\u00e9tabolisme avec hyper catabolisme engendrant un retard de cicatrisation et une atteinte multi-organe. D\u00e9j\u00e0, en 1984, Bessey et coll. [6] ont d\u00e9montr\u00e9 le lien de causalit\u00e9 entre les hormones de stress et la r\u00e9ponse syst\u00e9mique. Les m\u00e9diateurs endocrino-m\u00e9taboliques de cette r\u00e9ponse au stress sont les cytokines, l\u2019acide arachidonique, l\u2019oxyde nitrique et les radicaux libres de l\u2019oxyg\u00e8ne et l\u2019insuline<strong>.<\/strong><\/p>\n<p>La compr\u00e9hension progressive des bases physiologiques de la r\u00e9ponse au stress postop\u00e9ratoire a entra\u00een\u00e9 la cr\u00e9ation d\u2019\u00e9quipes interdisciplinaires comprenant des chirurgiens, des anesth\u00e9sistes, des nutritionnistes et du personnel infirmier, ayant pour but de diminuer la r\u00e9ponse au stress chirurgical [7].La cons\u00e9quence clinique est un confort postop\u00e9ratoire am\u00e9lior\u00e9 avec des complications faibles\u00a0 et une hospitalisation plus courte. Une diminution de la dur\u00e9e de s\u00e9jour de 30 % qui est de l\u2019ordre de 2,5 jours et unediminution de moiti\u00e9 des complications post-op\u00e9ratoires [8].L\u2019autre impact et non des moindres, est la r\u00e9duction de\u00a0 50 % des co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 l\u2019hospitalisationet l\u2019augmentation de la satisfaction des patients [9]<strong>.<\/strong><\/p>\n<h1><strong>Les donn\u00e9es factuelles de la RAAC\u00a0:<\/strong><\/h1>\n<h2><strong>L\u2019hypothermie\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>La chirurgie visc\u00e9rale peut entrainer une hypothermie comme le r\u00e9sultat d\u2019une exposition prolong\u00e9 du corps et de la cavit\u00e9 abdominale \u00e0 l\u2019ambiance de fraicheur par\u00a0 dysfonctionnement de la thermor\u00e9gulation.Il y a assez de preuves que l\u2019hypothermie est associ\u00e9e aux complications post op\u00e9ratoire tel que l\u2019infection pari\u00e9tale, l\u2019isch\u00e9mie cardiaque ; l\u2019h\u00e9morragie et l\u2019augmentation de la sensibilit\u00e9 \u00e0 la douleur [10]. La normothemie per op\u00e9ratoire r\u00e9duit les infections du site op\u00e9ratoire par un facteur 3 (de 06 % vs 19%), accroit la reprise du transit intestinal et r\u00e9duit la dur\u00e9e de s\u00e9jour de 20% [11].<\/p>\n<h2><strong>Alimentation pr\u00e9coce\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>La reprise de l\u2019alimentation qu\u2019apr\u00e8s la reprise du transit est une attitude dogmatique. Il est attendu que l\u2019anastomose cicatrise correctement. Pourtant d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1990, deux essais randomis\u00e9s avaient sugg\u00e9r\u00e9 l\u2019innocuit\u00e9 d\u2019une r\u00e9alimentation pr\u00e9coce apr\u00e8s chirurgie digestive [12,13]. Une m\u00e9ta-analyse publi\u00e9e en 2009 [14] a montr\u00e9 qu\u2019il n\u2019y avait pas de b\u00e9n\u00e9fice \u00e0 laisser les patients \u00e0 jeun apr\u00e8s chirurgie abdominale (comportant une suture ou une anastomose digestive), la r\u00e9alimentation pr\u00e9coce \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 postop\u00e9ratoire et sans augmentation du risque de d\u00e9sunion anastomotique.<\/p>\n<h2><strong>La chirurgie mini-invasive\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>La laparoscopie a un impact av\u00e9r\u00e9e sur la dur\u00e9e d\u2019hospitalisation, du temps de la reprise du transit\u00a0 et les complications infectieuses [15]. Cette voie d\u2019abord est recommand\u00e9e et devenue un standard en chirurgie colo rectale. L\u2019association laparoscopie et RAAC donne le meilleur r\u00e9sultat avec une dur\u00e9e d\u2019hospitalisation de 5 jours (extr\u00eames [4\u20148]) mais la laparoscopie sans association \u00e0 un protocole de RAAC r\u00e9duit, \u00e0 elle seule, la dur\u00e9e d\u2019hospitalisation de 02 jours [16]. Par contre,\u00a0 en chirurgie h\u00e9patique et pancr\u00e9atique, ces r\u00e9sultats attendent la confirmation.<\/p>\n<h2><strong>Le drainage abdominal\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>Le drainage abdominal \u00e0 titre prophylactique est encore consid\u00e9r\u00e9 par certains comme un geste utile. Actuellement, en chirurgie sus et sous m\u00e9socolique, le drainage n\u2019est pas n\u00e9cessaire sauf en chirurgie rectale car les \u00e9tudes sont de faibles niveaux de preuves [17].<\/p>\n<h2><strong>La\u00a0 sonde gastrique :<\/strong><\/h2>\n<p>La sonde d\u2019aspiration gastrique a \u00e9t\u00e9 longtemps consid\u00e9r\u00e9e comme un moyen de vidanger l\u2019estomac afin de mettre au repos le tube digestif, et ainsi faciliter la cicatrisation des sutures ou anastomoses et favoriser une reprise plus rapide du transit mais ces avantages ne sont que th\u00e9oriques [18].<\/p>\n<h2><strong>La sonde v\u00e9sicale\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>En chirurgie digestive, elle est utilis\u00e9e en postop\u00e9ratoire du fait du risque de r\u00e9tention urinaire. Or le drainage v\u00e9sical comporte des risques dont le principal est la survenue d\u2019infections urinaires, en plus des risques de fausse route et de st\u00e9nose ur\u00e9trales. En cas de drainage v\u00e9sical pr\u00e9visible sup\u00e9rieur \u00e0 4 jours, il est recommand\u00e9 de mettre en place un cath\u00e9ter sus-pubien chez l\u2019homme [19]. Dans le programme ERAS, la sonde urinaire doit \u00eatre laiss\u00e9e le moins longtemps possible, de pr\u00e9f\u00e9rence 24 heures [20].<\/p>\n<h2><strong>La gestion de la douleur et des apports liquidiens\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>La gestion de la douleur dans la p\u00e9riode p\u00e9ri-op\u00e9ratoire et la gestion des apports liquidiens per op\u00e9ratoires, sont les deux principaux objectifs permettant d\u2019optimiser la r\u00e9habilitation postop\u00e9ratoire. Les cons\u00e9quences cliniques des douleurs postop\u00e9ratoires peuvent engendrer des complications d\u2019ordre cardio-respiratoires, thromboemboliques, des retards de cicatrisation [21]. Les buts d\u2019une meilleure gestion de la douleur postop\u00e9ratoire sont une mobilisation pr\u00e9coce et une alimentation orale rapide. Le parac\u00e9tamol et les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens sont le traitement de fond. Les diff\u00e9rentes techniques d\u2019analg\u00e9sie associ\u00e9es au traitement de fond sont bas\u00e9es sur une \u00e9pargne des produits morphiniques\u00a0 responsables de naus\u00e9es, de vomissements, de fatigue, et de prolongement de l\u2019il\u00e9us postop\u00e9ratoire [22].<\/p>\n<h2><strong>La pr\u00e9paration colique\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>La pr\u00e9paration colique est\u00a0 associ\u00e9e \u00e0 une d\u00e9shydratation et des troubles \u00e9lectrolytiques surtout chez le sujet \u00e2g\u00e9 [23]. En chirurgie colique, elle ne montre aucun b\u00e9n\u00e9fice [24].<\/p>\n<h1><strong>La compliance :<\/strong><\/h1>\n<p>Malgr\u00e9 ses b\u00e9n\u00e9fices \u00e9vidents,\u00a0 la compliance ou l\u2019adh\u00e9sion au protocole est l\u2019un des challenges de ce programme. L\u2019am\u00e9lioration des r\u00e9sultats sur la r\u00e9cup\u00e9ration passe par l\u2019am\u00e9lioration de la compliance [25]. La prise en charge en Europe du nord \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre optimale et variable d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre.Le protocole ERAS contient environ 20 items mais la litt\u00e9rature montre que ce programme est suivi dans 40 \u00e0 50 %, avec la persistance de certains r\u00e9flexes,\u00a0 \u00e0 l\u2019exception de l\u2019\u00e9quipe de H.Kehlet [26<strong>].<\/strong><\/p>\n<p>Gustafsson UO [27]\u00a0 a montr\u00e9 que lorsque la compliance est am\u00e9lior\u00e9, les r\u00e9sultats en chirurgie colo-rectale s\u2019am\u00e9liore par \u00e9tapes:Une compliance de 50 % au protocole abouti \u00e0 un taux de complications de 40 % et un s\u00e9jour de 10 jours. Ceci est am\u00e9lior\u00e9 \u00e0 06 jours et un taux de complications moins de 20 % avec une compliance de 90 %. L\u2019absence d\u2019\u00e9ducation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e autour du programme ERAS a un impact important sur l\u2019adh\u00e9sion ou adh\u00e9rence et souvent les jeunes de l\u2019\u00e9quipe qui remplissent les taches quotidiens [28<strong>].<\/strong><\/p>\n<h1><strong>Conclusion :<\/strong><\/h1>\n<p>La r\u00e9habilitation am\u00e9lior\u00e9e apr\u00e8s chirurgie ou ERAS est une prise en charge standardis\u00e9e, multimodale, multidisciplinaire et bas\u00e9e sur les \u00e9vidences qui a pour effet principal de diminuer la morbidit\u00e9 postop\u00e9ratoire<strong>.<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019information pr\u00e9op\u00e9ratoire et le suivi postop\u00e9ratoire sont essentiels \u00e0 la r\u00e9ussite de ce programme,\u00a0 La mise en place d\u2019un programme de r\u00e9cup\u00e9ration requiert une collaboration \u00e9troite entre les diff\u00e9rentes \u00e9quipes et les infirmiers y jouent un r\u00f4le important<strong>.<\/strong><\/p>\n<h1><strong>R\u00e9f\u00e9rences\u00a0:<\/strong><\/h1>\n<ol>\n<li>Varadhan KK, Neal KR, Dejong CH, et al. The enhanced recovery after surgery (ERAS) pathway for patients undergoing major elective open colorectal surgery: A meta-analysis of randomized controlled trials. Clin Nutr 2010 (29<strong>).<\/strong><\/li>\n<li>Kehlet\u00a0 H. Multimodal Approach to Control Postoperative Pathophysiology and Rehabilitation. Br J Anaesth. 1997 May;78(5):606-17<strong>.<\/strong><\/li>\n<li>Kehlet H.\u00a0 The Surgical Stress Response: Should It Be Prevented?\u00a0 Can J Surg1991 Dec;34(6):565-7<strong>.<\/strong><\/li>\n<li>Kehlet H, Wilmore DW. Evidence-based surgical care and the evolution of fast-track surgery. Ann Surg 2008 (248<strong>).<\/strong><\/li>\n<li>Lassen K, Coolsen MM, Slim K, et al. Guidelines for perioperative care for pancreaticoduodenectomy : Enhanced recovery after surgery (ERAS(R)) Society recommendations. World J Surg 2013 (37<strong>).<\/strong><\/li>\n<li>Bessey PQ, Watters JM, Aoki TT, Wilmore DW. Combined hormonal infusion simulates the metabolic response to injury. 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