{"id":170,"date":"2018-10-15T12:53:20","date_gmt":"2018-10-15T10:53:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/?p=170"},"modified":"2021-05-01T21:12:59","modified_gmt":"2021-05-01T20:12:59","slug":"lart-de-soigner-et-de-guerir-au-fil-des-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/2018\/10\/15\/lart-de-soigner-et-de-guerir-au-fil-des-temps\/","title":{"rendered":"L&rsquo;art de soigner et de gu\u00e9rir au fil des temps"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_14\" aria-describedby=\"caption-attachment-14\" style=\"width: 150px\" class=\"wp-caption alignright\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-14 size-thumbnail\" title=\"Dr Toumi Rafika Institut d\u2019arch\u00e9ologie. Universit\u00e9 d\u2019Alger2\" src=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/arton1229-383c5-150x133.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"133\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-14\" class=\"wp-caption-text\">Dr Toumi Rafika Institut d\u2019arch\u00e9ologie. Universit\u00e9 d\u2019Alger2<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019art s\u2019est souvent fait le m\u00e9diateur entre la souffrance et la gu\u00e9rison, la pathologie et l\u2019espoir. L\u2019origine des soins \u00e9chappe \u00e0 toutes les explorations, on peut penser que l\u2019art de soigner est n\u00e9 du moment o\u00f9 les Hommes ont souffert.<br \/>\nLa femme a toujours \u00e9t\u00e9 gu\u00e9risseuse, donc les soins s\u2019attachent fondamentalement aux activit\u00e9s de la femme. C\u2019est elle qui met au monde, c\u2019est elle qui a la charge de \u201cprendre soin\u201d de tout ce qui entretient la vie quotidienne de la collectivit\u00e9<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a><strong>.<\/strong><!--more--><\/p>\n<p>Les soins servent \u00e0 lutter contre la maladie et la mort, et permettent de prolonger la vie. Initialement, Ils \u00e9taient une occupation, quasi spontan\u00e9e, fond\u00e9e sur une tradition orale et empirique (pratique et exp\u00e9rimentale), puis un m\u00e9tier et enfin une profession. Les soins ont derri\u00e8re eux une longue histoire o\u00f9 interf\u00e8rent magie, croyances et religiosit\u00e9<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>I)-D\u00e9finition du mot \u00ab\u00a0soin\u00a0\u00bb\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tymologie du mot soin traduit un sens double, mat\u00e9riel et spirituel, il poss\u00e8de deux racines : l\u2019une songne vient du latin m\u00e9di\u00e9val Sunnia et du francique sunnja et signifie \u00abn\u00e9cessit\u00e9, besoin\u00bb\u00a0; l\u2019autre soign qui vient du latin tardif sonium qui veut dire \u00absouci, chagrin\u00bb<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019acte de soigner r\u00e9f\u00e9rait donc au corps dans ses diff\u00e9rents aspects, banal voire contraignants.\u00a0 En m\u00eame temps, le soin rev\u00eatait un sens psychologique puisqu\u2019il d\u00e9signait le souci, la pr\u00e9occupation, l\u2019inqui\u00e9tude pour le corps et ses besoins.\u00a0 Ce n\u2019est qu\u2019au XVII\u00e8me si\u00e8cle que le verbe Soigner s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 avec la valeur actuelle de \u00abs\u2019occuper de la sant\u00e9 ou du bien\u2013\u00eatre de quelqu\u2019un<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>\u00bb.<\/p>\n<p><strong>II)-L&rsquo;art de soigner et de gu\u00e9rir dans la pr\u00e9histoire\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La pr\u00e9histoire est une tr\u00e8s longue p\u00e9riode qui a commenc\u00e9 il y a environ 3 millions d\u2019ann\u00e9es<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> \u00a0et elle s\u2019est termin\u00e9e avec l\u2019apparition de l\u2019\u00e9criture vers 3500 ans avant J\u00e9sus-Christ en \u00c9gypte et M\u00e9sopotamie.<\/p>\n<p>Les pal\u00e9ontologues poss\u00e8dent de nombreux t\u00e9moignages sur les maladies affectant les os, par exemple des maladies inflammatoires, des maladies traumatiques, des malformations cong\u00e9nitales<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, ou tuberculose osseuse. Et sur la base de certains stigmates, ils nous ont m\u00eame d\u00e9crit des interventions destin\u00e9es \u00e0 soigner des personnes atteintes de certaines pathologies<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>.<\/p>\n<p>Le terme de soins th\u00e9rapeutiques peut sembler exag\u00e9r\u00e9, mais les indices d\u00e9couverts montrent que ces hommes pr\u00e9historiques avaient une certaine connaissance du corps humain et des soins \u00e9ventuels \u00e0 lui apporter, parmi les techniques de soins existaient\u00a0:<\/p>\n<p><strong>1)-Les tr\u00e9panations\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p>La tr\u00e9panation consiste \u00e0 r\u00e9aliser un orifice dans un os du cr\u00e2ne, son nom vient du tr\u00e9pan, l\u2019instrument utilis\u00e9 pour percer la bo\u00eete cr\u00e2nienne<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p>On a longtemps pens\u00e9 que la pratique de la tr\u00e9panation \u00e9tait n\u00e9e avec la civilisation n\u00e9olithique il y a 8 000 \u00e0 9 000 ans au plus<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>.<\/p>\n<p>Le site d\u2019Afalou bou Rhummel (Babors, Algerie) a permis la d\u00e9couverte d\u2019une importante s\u00e9rie d\u2019ossements humains dont des cranes tr\u00e9pan\u00e9s (photos01)<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p>La population du gisement de Taforalt au Maroc a montr\u00e9 aussi un exemple absolument typique et incontestable de tr\u00e9panation<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>.<\/p>\n<p>On peut penser que ces perforations \u00e9taient pratiqu\u00e9es soit par incision de l&rsquo;os, soit par grattage au moyen d&rsquo;un couteau ou d&rsquo;une scie primitive en pierre aigu\u00eb en silex<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a> (photos02).<\/p>\n<p><strong style=\"font-size: 1rem;\">2)-Les contentions\u00a0:<\/strong><span style=\"font-size: 1rem;\">En effet, La tr\u00e9panation a \u00e9t\u00e9 faite soit pour retirer l&rsquo;esprit malveillant qui s&rsquo;\u00e9tait empar\u00e9 du corps du patient, ou en tant que traitement palliatif des maux de t\u00eate, de l&rsquo;\u00e9pilepsie, de convulsions ou de paralysies post traumatiques<\/span><a style=\"font-size: 1rem;\" href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a><span style=\"font-size: 1rem;\">.<\/span><\/p>\n<p>Certains arch\u00e9ologues affirment qu&rsquo;il existait dans la pr\u00e9histoire des m\u00e9thodes de contentions pour soigner leurs malades, ils ont d\u00e9couvert \u00e0 Java (Indon\u00e9sie) en 1891, un squelette dont un hum\u00e9rus fractur\u00e9 portait des traces de fibres de lin et de farine de froment (bl\u00e9) ayant probablement servi \u00e0 constituer une sorte d&#8217;empl\u00e2tre, pr\u00e9curseur des futurs moyens de contention<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>3)-Des soins de r\u00e9\u00e9ducation : <\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 d\u00e9faut de savoir remettre en place des fractures trop complexes, les hommes du N\u00e9olithique accompagnaient la consolidation en effectuant une v\u00e9ritable r\u00e9\u00e9ducation pour garder l\u2019utilisation du membre<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>4)-Soins dentaires\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p>Dans l&rsquo;Est de l&rsquo;Alg\u00e9rie, deux civilisations se reconnaissent, la plus ancienne l&rsquo;Ib\u00e9romaurusien<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a> entre 22.000 et 8.000 ans, les hommes ont syst\u00e9matiquement pratiqu\u00e9 l\u2019avulsion des incisives du maxillaire sup\u00e9rieur<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019autre civilisation, le Capsien<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a> a dur\u00e9 plus de 2000 ans, les arch\u00e9ologues ont trouv\u00e9 dans l\u2019escargoti\u00e8re de Fa\u00efd-Souar II (Oum Bouaghi) un cr\u00e2ne qui a subi deux mutilations<\/p>\n<p>intentionnelles au niveau de la denture (photos03).<\/p>\n<p>Certains gestes de dentisterie semblent avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9galement connus de\u00a0 nos\u00a0 lointains\u00a0 pr\u00e9curseurs\u00a0 : la\u00a0 c\u00e9l\u00e8bre\u00a0 m\u00e2choire\u00a0 d\u00e9couverte\u00a0 \u00e0\u00a0 Ehringsdorf, pr\u00e8s\u00a0 de\u00a0 Weimar,\u00a0 porte\u00a0 la\u00a0 trace\u00a0 de\u00a0 l&rsquo;avulsion\u00a0 de\u00a0 deux\u00a0 incisives,\u00a0 certainement\u00a0 \u00e0\u00a0 la\u00a0 suite\u00a0 d&rsquo;un\u00a0 choc.<\/p>\n<p>Au\u00a0 Japon\u00a0 quelques\u00a0 cr\u00e2nes\u00a0 portant\u00a0 aussi des\u00a0 mutilations\u00a0 dentaires\u00a0 artificielles,\u00a0 et\u00a0 des\u00a0 dents\u00a0 lim\u00e9es\u00a0 de\u00a0 la\u00a0 main\u00a0 de\u00a0 l&rsquo;homme.\u00a0 D\u00e8s\u00a0 l&rsquo;\u00e8re\u00a0 n\u00e9olithique,\u00a0 on\u00a0 extrayait\u00a0 des\u00a0 dents\u00a0 malades,\u00a0 si\u00a0 on\u00a0 ne\u00a0 pouvait \u00a0encore\u00a0 les\u00a0 soigner<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>.<\/p>\n<p>Les chercheurs ont d\u00e9couvert sur le site de Krapina en Croatie, une dentisterie artisanale, au microscope, ils ont observ\u00e9 des traces de frottement sur la dentine, des fractures de l\u2019\u00e9mail survenues avant la mort. Et m\u00eame, sur certaines molaires, les marques de l\u2019usage d\u2019un cure-dents<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>5)- Les amputations\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Il y a 7 000 ans les hommes de la Pr\u00e9histoire ont amput\u00e9 un membre sans faire mourir le \u00ab\u00a0patient\u00a0\u00bb, la fouille du site n\u00e9olithique ancien de Buthiers-Boulancourt (Seine-et-Marne en France) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le plus vieux t\u00e9moignage d&rsquo;une amputation, une \u00e9tude vient d&rsquo;\u00eatre publi\u00e9e dans la revue <em>Antiquity<\/em> concernant un squelette d\u00e9couvert dans ce site (\u00e0 70 kilom\u00e8tres de Paris), les chercheurs \u00e9mettent l&rsquo;hypoth\u00e8se que le bras de cet homme a \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9 suite \u00e0 un accident (photos4). Il a \u00e9t\u00e9 ensuite \u00ab\u00a0op\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb de fa\u00e7on \u00e0 couper proprement la blessure \u00e0 l&rsquo;aide de silex<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9tude des ossements confirme que ceux-ci ont cicatris\u00e9 et que l&rsquo;homme a surv\u00e9cu plusieurs mois \u00e0 son op\u00e9ration, le fait d&rsquo;avoir surv\u00e9cu \u00e0 ses blessures et son \u00e2ge montrent que son entourage a d\u00fb le soigner en permanence lors de sa convalescence et la fin de sa vie.<\/p>\n<p><strong>6)-Les soins des cheveux\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Certains arguments arch\u00e9ologiques viennent confirmer l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un souci hygi\u00e9nique de l\u2019homme pr\u00e9historique, telle que l\u2019utilisation par les n\u00e9andertaliens de pinces de crustac\u00e9s afin de peigner les cheveux et probablement y retirer les parasites<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>III)- <\/strong><strong>L&rsquo;art de soigner et de gu\u00e9rir dans l\u2019antiquit\u00e9\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Dans les divinit\u00e9s antiques, la maladie a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e \u00e0 la sorcellerie, aux d\u00e9mons, aux influences astrales contraires ou \u00e0 la volont\u00e9 des dieux.<\/p>\n<p>Toutes les soci\u00e9t\u00e9s humaines avaient recours \u00e0 des croyances m\u00e9dicales relevant du mythe ou de la superstition pour expliquer la naissance, la mort et la maladie<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>1)-En \u00c9gypte\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Vers 3100 ans avant J-C, une civilisation voit le jour au bord du Nil\u00a0; cette civilisation commence avec l&rsquo;unification des deux terres, la Haute et la Basse \u00c9gypte, sous l&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;un roi unique, repr\u00e9sentant le Dieu supr\u00eame parmi les hommes\u00a0: Pharaon<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a>.<\/p>\n<p>Les soins sont fortement teint\u00e9s de magie, il n\u2019y \u00e9tait pas question d\u2019h\u00f4pitaux, mais, il existait des \u00e9tablissements vou\u00e9s aux soins situ\u00e9s dans des temples, comme le temple de d&rsquo;Hatchepsout<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>. Ils \u00e9taient fr\u00e9quent\u00e9s par des malades cherchant une gu\u00e9rison<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\">[26]<\/a>.<\/p>\n<p>C\u2019est gr\u00e2ce aux papyrus conserv\u00e9s dans les collections \u00e9gyptiennes des grands mus\u00e9es du monde, comme le mus\u00e9e du Caire, que nous poss\u00e9dons quelques connaissances sur les techniques et m\u00e9thodes de soins dans l\u2019\u00c9gypte ancienne. Le papyrus d\u2019Eberth est le meilleur exemple, il comporte des recettes th\u00e9rapeutiques pour soigner les blessures, brulures, piqures et morsures. On peut les r\u00e9sumer si dessous\u00a0:<\/p>\n<p><strong>1-1)-L\u2019embaumement\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Les soins apport\u00e9s au corps d\u2019un mort prenaient le nom d\u2019embaumement. Pour assurer le passage vers l\u2019au-del\u00e0, les \u00e9gyptiens pratiquaient la momification parce qu\u2019ils croyaient \u00e0 la vie apr\u00e8s la mort, et pour prot\u00e9ger les momies des parasites (photos05)\u00a0; et pour cela ils utilisaient le pyr\u00e8thre une plante dont les racines ont des propri\u00e9t\u00e9s vermifuges et parasiticides<a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\">[27]<\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019embaumement \u00e9tait plac\u00e9 sous la protection d\u2019Anubis, le dieu \u00e0 t\u00eate de chacal auteur de la premi\u00e8re momie : celle d\u2019Osiris, tu\u00e9 par son fr\u00e8re Seth puis ressuscit\u00e9 en oiseau et devenu le protecteur des morts (photos06).<\/p>\n<p>Les embaumeurs proc\u00e9daient aux diverses op\u00e9rations de momification, dont la dur\u00e9e \u00e9tait th\u00e9oriquement de 70 jours. La technique se faisait par le lavage des visc\u00e8res avec du vin, puis l\u2019ajout de sel et enfin l\u2019enroulement des organes dans des bandelettes qui seront plac\u00e9s dans des vases sacr\u00e9s qui se nomment \u00ab\u00a0Canopes\u00a0\u00bb (photos07). Le vase \u00e0 t\u00eate de chacal contenait l\u2019estomac, celui \u00e0 t\u00eate de faucon les intestins, le vase \u00e0 t\u00eate de babouin les poumons et celui \u00e0 t\u00eate d\u2019homme le foie<a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\">[28]<\/a>.<\/p>\n<p>Le corps \u00e9tait ensuite dess\u00e9ch\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de natron<a href=\"#_ftn29\" name=\"_ftnref29\">[29]<\/a>. Les embaumeurs pla\u00e7aient dans l\u2019abdomen des paquets\u00a0\u00a0 contenant du natron et des substances aromatiques, puis ils exposaient le corps au soleil, le climat tr\u00e8s sec favorisant le processus de dess\u00e8chement. Apr\u00e8s dess\u00e8chement des tissus, les embaumeurs lavaient le corps et l\u2019oignaient avec diverses huiles et r\u00e9sines<a href=\"#_ftn30\" name=\"_ftnref30\">[30]<\/a>, afin de rendre \u00e0 la peau une certaine souplesse.<\/p>\n<p>On remplissait les cavit\u00e9s abdominales et la cage thoracique \u00e0 l&rsquo;aide de tampons de lin imbib\u00e9s de r\u00e9sine, de sciure de bois.\u00a0 Venait\u00a0 ensuite\u00a0 la\u00a0 pose\u00a0 des\u00a0 bandelettes\u00a0 en\u00a0 lin,\u00a0 phase\u00a0 au\u00a0 cours\u00a0 de\u00a0 laquelle \u00e9taient\u00a0 plac\u00e9es\u00a0\u00a0 les\u00a0\u00a0 amulettes (photos08).\u00a0\u00a0 Les\u00a0\u00a0 membres\u00a0\u00a0 \u00e9taient\u00a0\u00a0 emball\u00e9s\u00a0\u00a0 s\u00e9par\u00e9ment,\u00a0\u00a0 puis l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du corps au moyen de plusieurs \u00e9paisseurs de tissus. On entourait alors la momie d&rsquo;un suaire<a href=\"#_ftn31\" name=\"_ftnref31\">[31]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>\u00a0<\/strong><strong>1-2)-Les contentions\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>A une p\u00e9riode plus tardive, dans l\u2019ancienne \u00c9gypte, on retrouve des preuves \u00e9videntes de l\u2019utilisation de la contention pour les vivants et pour les morts. Les vivants d\u2019abord \u00e9taient fr\u00e9quemment soign\u00e9s et soulag\u00e9s par des bandages, la pose d\u2019un bandage chez un patient \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme un acte m\u00e9dical et religieux important qui r\u00e9clamait la protection des dieux<a href=\"#_ftn32\" name=\"_ftnref32\">[32]<\/a>.<\/p>\n<p>C\u2019est dans le mythe d\u2019Isis et d\u2019Osiris qu\u2019il faut chercher les preuves de l\u2019importance de la contention. Osiris est le dieu fondateur de la royaut\u00e9 \u00e9gyptienne, fils du ciel et de la terre, il est tu\u00e9 par son fr\u00e8re jaloux de lui pour des questions d\u2019h\u00e9ritage. Ce fr\u00e8re envieux et m\u00e9chant apr\u00e8s avoir tu\u00e9 Osiris, le d\u00e9coupe en morceaux qu\u2019il disperse selon la l\u00e9gende dans le delta du Nil. C\u2019est alors que la d\u00e9esse Isis qui est l\u2019\u00e9pouse d\u2019Osiris recherche et rassemble les morceaux du corps de son \u00e9poux afin de le faire ressusciter gr\u00e2ce \u00e0 ses pouvoirs magiques. Mais afin que l\u2019\u00e2me d\u2019Osiris puisse \u00e0 nouveau revenir \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de son corps, il faut r\u00e9unir fermement les \u00e9l\u00e9ments dispers\u00e9s de son corps par des bandages serr\u00e9s. C\u2019est ainsi qu\u2019appara\u00eet en \u00c9gypte la premi\u00e8re contention<a href=\"#_ftn33\" name=\"_ftnref33\">[33]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>1-3)- Les amputations\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>On peut consid\u00e9rer que l\u2019histoire des amputations commence le jour ou des arch\u00e9ologues d\u00e9couvrent dans un sarcophage \u00e9gyptien une momie pr\u00e9sentant au niveau d\u2019un membre sup\u00e9rieur un appareillage de types proth\u00e9tique<a href=\"#_ftn34\" name=\"_ftnref34\">[34]<\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, il faut pr\u00e9ciser qu\u2019il n\u2019y a aucune preuve que les \u00e9gyptiens aient pratiqu\u00e9 la tr\u00e9panation, les tr\u00e9panations sont parfois en rapport avec certaines techniques de momification, l\u2019extraction du cerveau \u00e9tait effectu\u00e9e par voie transnasale, mais pour faciliter certaines extractions difficiles de l\u2019enc\u00e9phale, les embaumeurs etaient amen\u00e9s \u00e0 realiser de veritables trepanations post mortem<a href=\"#_ftn35\" name=\"_ftnref35\">[35]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>2)-En M\u00e9sopotamie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La M\u00e9sopotamie, aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Irak, est une r\u00e9gion situ\u00e9e au Proche-Orient qui d\u00e9signe le pays \u00ab entre les deux fleuves \u00bb, le Tigre et l\u2019Euphrate. Elle a \u00e9t\u00e9, trois mill\u00e9naires avant notre \u00e8re, le si\u00e8ge de remarquables civilisations : Assur, Ninive, Babylone, furent les capitales de puissants empires<a href=\"#_ftn36\" name=\"_ftnref36\">[36]<\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;art de gu\u00e9rir en M\u00e9sopotamie fut comme tous les peuples de la haute antiquit\u00e9, fond\u00e9 sur la magie et la religion. Des tablettes d&rsquo;argiles apportent la preuve indiscutable de l&rsquo;existence de cet art. Il s&rsquo;agit des onguents, des d\u00e9coctions, des pommades et de suspensions buvables. Ainsi, d&rsquo;autres produits comme le chanvre, l&rsquo;opium, l&rsquo;ivraie qui servaient de narcotiques et enfin, les massages abdominaux et les prescriptions di\u00e9t\u00e9tiques, telles le vin de palme, la bi\u00e8re d&rsquo;orge ferment\u00e9<a href=\"#_ftn37\" name=\"_ftnref37\">[37]<\/a>.<\/p>\n<p>Les conceptions de soins \u00e9taient aussi un m\u00e9lange curieux et confus de magie, d\u2019astrologie et de divination. Pour lutter contre les \u00abmalheurs\u00bb, les m\u00e9sopotamiens faisaient appel \u00e0 deux types de soigneurs :<\/p>\n<p>&#8211; Le premier portait le nom d\u2019Ashipu d\u00e9signe \u00ab Sorcier \u00bb, son r\u00f4le essentiel consistait \u00e0 diagnostiquer le mal, il devait d\u00e9terminer si la dite maladie ne pouvait pas \u00eatre la cons\u00e9quence d\u2019une erreur ou d\u2019un p\u00e9ch\u00e9 de la part du malade. Une fois la cause \u00e9tablie, l\u2019Ashipu pouvait essayer de gu\u00e9rir le patient au moyen de \u00ab charmes de pri\u00e8res et d\u2019incantations\u00bb<a href=\"#_ftn38\" name=\"_ftnref38\">[38]<\/a>.<\/p>\n<p>&#8211; Le second praticien qui portait le nom d\u2019Asu et qui \u00e9tait le sp\u00e9cialiste des traitements \u00e0 base de plantes. Pour soigner les blessures, par exemple, il faisait reposer ses soins sur trois techniques de bon sens : nettoyage de la plaie (avec utilisation de plantes), bandage et maintien en place au moyen de pl\u00e2tres<a href=\"#_ftn39\" name=\"_ftnref39\">[39]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>3)-La Gr\u00e8ce antique\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le soin appara\u00eet en Gr\u00e8ce comme la raison d\u2019\u00eatre, l\u2019\u00e9tude de l\u2019art de soigner nous m\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u0153uvre d\u2019Hom\u00e8re<a href=\"#_ftn40\" name=\"_ftnref40\">[40]<\/a> et \u00e0 d\u2019autres sources plus r\u00e9centes et peu nombreuses. \u00a0Les Grecs vouaient un v\u00e9ritable culte au corps et \u00e0 la beaut\u00e9, leurs d\u00e9esse de la sant\u00e9 et de la propret\u00e9 \u00ab\u00a0Hygie\u00a0\u00bb fille d\u2019Ascl\u00e9pios<a href=\"#_ftn41\" name=\"_ftnref41\">[41]<\/a>, elle est repr\u00e9sent\u00e9e le plus souvent avec un serpent enroul\u00e9 autour de son bras et buvant dans une coupe qu\u2019elle tient \u00e0 la main, l\u2019embl\u00e8me des pharmaciens aujourd\u2019hui<a href=\"#_ftn42\" name=\"_ftnref42\">[42]<\/a>.<\/p>\n<p>Beaucoup de Grecs font reposer la gu\u00e9rison sur des pratiques et m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques prenons ses exemples suivants\u00a0:<\/p>\n<p><strong>3-1)-Le miel\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le miel est incroyable pour la peau gr\u00e2ce \u00e0 ses propri\u00e9t\u00e9s antibact\u00e9riennes et anti oxydantes<a href=\"#_ftn43\" name=\"_ftnref43\">[43]<\/a>. Les Grecs l\u2019appliquaient directement sur le visage et le corps pour am\u00e9liorer la douceur et l\u2019\u00e9clat de la peau ou le m\u00e9langeaient avec du lait, de l\u2019huile d\u2019olive et des herbes diverses, il le sert notamment comme rem\u00e8de pour traiter les infections de la gorge<a href=\"#_ftn44\" name=\"_ftnref44\">[44]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>3-2)-Le sel de mer comme exfoliant\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le sel est un symbole de purification et de destruction chez les grecs, il aidait \u00e0 enlever la salet\u00e9, les cellules mortes et com\u00e9dons, et nourrir, tonifier et d\u00e9toxifier la peau. Les Grecs l\u2019appliquaient directement ou le m\u00e9langeaient avec de l\u2019huile d\u2019olive pour un peeling naturel hydratant<a href=\"#_ftn45\" name=\"_ftnref45\">[45]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>3-3)- la cryoth\u00e9rapie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La cryoth\u00e9rapie vient de l&rsquo;association des termes grecs \u00ab kruos \u00bb qui signifie froid et \u00ab therapeuein \u00bb qui signifie soigner<a href=\"#_ftn46\" name=\"_ftnref46\">[46]<\/a>. L\u2019utilisation du froid pour se soigner remonte \u00e0 la Gr\u00e8ce antique, dans ses \u00e9crits, le m\u00e9decin Hippocrate, au 5\u00e8me si\u00e8cle avant JC, souligne l&rsquo;utilisation de la glace et de la neige comme antalgique et anti-inflammatoire pour tenter de soigner ou de soulager des maux chez les malades<a href=\"#_ftn47\" name=\"_ftnref47\">[47]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>3-4)- La di\u00e9t\u00e9tique\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La di\u00e9t\u00e9tique avait en Gr\u00e8ce un caract\u00e8re \u00e9litiste, qui s&rsquo;est m\u00eame conserv\u00e9 de nos jours. Le r\u00e9gime des athl\u00e8tes, qui essayaient d&rsquo;obtenir le meilleur rendement sportif, \u00e9tait une bonne m\u00e9thode de soins connue depuis l\u2019antiquit\u00e9. Les gymnases prenaient soin de la fixation du r\u00e9gime alimentaire, le choix et la quantit\u00e9 de la nourriture ad\u00e9quate pour d\u00e9velopper un corps fort et beau<a href=\"#_ftn48\" name=\"_ftnref48\">[48]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>4)- La Rome antique\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Les soins de la Rome antique h\u00e9ritent directement des soins de la Gr\u00e8ce antique, d\u00e8s cette \u00e9poque les soins li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;hygi\u00e8ne du corps apparaissent.<br \/>\nLes\u00a0 trouvailles\u00a0 arch\u00e9ologiques\u00a0 nous\u00a0 montrent l\u2019existence de toute une s\u00e9rie de soins corporels, pour preuve: peignes, \u00e9pingles \u00e0 cheveux, rasoirs,\u00a0 miroirs,\u00a0 cure-oreilles\u00a0 et\u00a0 cure-dents<a href=\"#_ftn49\" name=\"_ftnref49\">[49]<\/a>. Les m\u00e9thodes de soins utilisaient fr\u00e9quement par les romains sont\u00a0:<\/p>\n<p><strong>4-1)-les soins de la bouche et des dents\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<p>Les romains utilisaient pour leurs soins de bouche une poudre \u00e0 base de soude, appel\u00e9e \u00ab\u00a0dentifricum\u00a0\u00bb, de l\u2019urine, de la cendre de corne de cerf pour les douleurs dentaires<a href=\"#_ftn50\" name=\"_ftnref50\">[50]<\/a>.Ils utilisaient aussi des cure-dents en bois, os ou en metal pour nettoyer entre les dents<a href=\"#_ftn51\" name=\"_ftnref51\">[51]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>4-2)-L\u2019epilation\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 1rem;\">Les fouilles arch\u00e9ologiques effectu\u00e9es sur la plupart des s\u00e9pultures f\u00e9minines datant de cette \u00e9poque ont permis de mettre au jour des quantit\u00e9s impressionnantes de pinces \u00e0 \u00e9piler (photos09). Les femmes romaines s\u2019epilaient les aisselles et les jambes avec une cr\u00e8me d\u00e9pilatoire \u00e0 base de poix<\/span><a style=\"font-size: 1rem;\" href=\"#_ftn52\" name=\"_ftnref52\">[52]<\/a><span style=\"font-size: 1rem;\"> dissoute dans de l\u2019huile et parfois melang\u00e9e \u00e0 de la resine de pin ou de la cire<\/span><a style=\"font-size: 1rem;\" href=\"#_ftn53\" name=\"_ftnref53\">[53]<\/a><span style=\"font-size: 1rem;\">.<\/span><\/p>\n<p><strong>4-3)-Le massage\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Les Romains utilisaient le massage pour assouplir les tissus, pr\u00e9parer les lutteurs et soulager les douleurs des gladiateurs<a href=\"#_ftn54\" name=\"_ftnref54\">[54]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>4-4)-Soigner les plaies\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Les soigneurs romains compressaient la plaie \u00e0 l\u2019eau vinaigr\u00e9e pour arr\u00eater l\u2019h\u00e9morragie, puis nettoyaient la blessure des caillots de sang. Les plaies souill\u00e9es \u00e9taient ensuite sutur\u00e9es et parfois recouvertes d\u2019un m\u00e9lange appel\u00e9 barbarum (huile, vinaigre, aluminium, oxyde de plomb)<a href=\"#_ftn55\" name=\"_ftnref55\">[55]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>5)-L\u2019art de gu\u00e9rir et de soigner en Europe au Moyen \u00e2ge\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p>Le Moyen Age est une p\u00e9riode longue de dix si\u00e8cles dans l\u2019histoire de l\u2019Europe. Il s\u2019\u00e9tend de la chute de l\u2019Empire romain \u00e0 la chute de l\u2019empire byzantin ou \u00e0 la Renaissance, soit du 5\u00e8me si\u00e8cle au 15\u00e8me si\u00e8cle de notre \u00e8re<a href=\"#_ftn56\" name=\"_ftnref56\">[56]<\/a>. L\u2019assistance aux malades se faisait dans les monast\u00e8res par les moines et les nonnes. Les soins consistaient \u00e0 distribuer les repas, laver les malades, assister les femmes en couches et transporter les bless\u00e9s<a href=\"#_ftn57\" name=\"_ftnref57\">[57]<\/a>. Parmi les m\u00e9thodes de soins utilis\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<p><strong>5-1)-Soigner par les plantes (phytoth\u00e9rapie)\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Au Moyen-\u00e2ge on avait une bonne connaissance des plantes, on utilisait l\u2019\u00e9corce de saule pour traiter la fi\u00e8vre<a href=\"#_ftn58\" name=\"_ftnref58\">[58]<\/a> et l&rsquo;armoise qui a pour effet de d\u00e9barrasser le syst\u00e8me digestif des vers<a href=\"#_ftn59\" name=\"_ftnref59\">[59]<\/a>. On utilisait notamment du pavot et m\u00eame du cannabis comme analg\u00e9sique<a href=\"#_ftn60\" name=\"_ftnref60\">[60]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>5-2)-Les amputations\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La plupart des amputations \u00e9taient dues aux batailles mais aussi \u00e0 la l\u00e8pre et \u00e0 la gangr\u00e8ne. Les m\u00e9thodes primitives \u00e9taient de nouveau employ\u00e9es durant le moyen \u00e2ge\u00a0: on coupe, on plonge dans l\u2019huile chaude et on finit au fer rouge. Ceux qui ne succombaient pas aux h\u00e9morragies et aux infections \u00e9taient rares<a href=\"#_ftn61\" name=\"_ftnref61\">[61]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>5-3)-Les saign\u00e9es :<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est au Moyen \u00c2ge que fut pratiqu\u00e9e la saign\u00e9e d\u2019une mani\u00e8re excessive<a href=\"#_ftn62\" name=\"_ftnref62\">[62]<\/a>, ce sont le plus souvent les barbiers, et plus tard les chirurgiens qui rempliront cet office. A partir du 15eme si\u00e8cle, avec le d\u00e9veloppement de l\u2019astrologie qui devient une science incontest\u00e9e, la date et m\u00eame l\u2019heure de la saign\u00e9e prennent une importance consid\u00e9rable<a href=\"#_ftn63\" name=\"_ftnref63\">[63]<\/a>.<\/p>\n<p>Les saign\u00e9es consistent \u00e0 provoquer l\u2019\u00e9vacuation d\u2019une certaine quantit\u00e9 de sang<a href=\"#_ftn64\" name=\"_ftnref64\">[64]<\/a>. La veine c\u00e9phalique, par exemple, \u00e9tait ainsi appel\u00e9e parce que la saign\u00e9e \u00e0 cet endroit servait \u00e0 soulager les maux de t\u00eate et les h\u00e9morragies nasales<a href=\"#_ftn65\" name=\"_ftnref65\">[65]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>6)-<\/strong> <strong>L\u2019art de gu\u00e9rir et de soigner dans le Monde Arabo-musulman\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La femme musulmane avait le m\u00e9rite de soigner dans le domaine du secourisme et du nursing, certaines d\u2019entre elles ont jou\u00e9 un r\u00f4le important depuis l\u2019aube de l\u2019Islam. Elles \u00e9taient volontaires et b\u00e9n\u00e9voles dans les batailles du proph\u00e8te, s\u2019occupant des malades, portant les ustensiles pleins d\u2019eau et tout le n\u00e9cessaire de bandages pour secourir les bless\u00e9s, pansant leurs plaies et immobilisant leurs fractures.<\/p>\n<p>Le proph\u00e8te lui-m\u00eame enseignait les mesures d\u2019hygi\u00e8nes \u00e0 ses fid\u00e8les, insistant sur l\u2019importance du je\u00fbne, du miel et de la caut\u00e9risation \u00e0 fin de soigner le corps<a href=\"#_ftn66\" name=\"_ftnref66\">[66]<\/a>, le Messager (<a href=\"http:\/\/context.reverso.net\/%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%B1%D8%AC%D9%85%D8%A9\/%D8%A7%D9%84%D9%81%D8%B1%D9%86%D8%B3%D9%8A%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A8%D9%8A%D8%A9\/qu%27Allah\">qu&rsquo;Allah<\/a>\u00a0le b\u00e9nisse et le salue) a dit : \u00ab Cinq choses sont des dispositions naturelles, \u00f4ter les poils du bas-ventre, la circoncision, se tailler les moustaches, s\u2019\u00e9piler les aisselles, et se couper les ongles \u00bb<a href=\"#_ftn67\" name=\"_ftnref67\">[67]<\/a>.<\/p>\n<p>A partir du 7eme si\u00e8cle apr\u00e8s J\u00e9sus Christ, les malades \u00e9taient soign\u00e9s dans des h\u00f4pitaux d\u00e9nomm\u00e9s b\u00eem\u00e2rist\u00e2ns<a href=\"#_ftn68\" name=\"_ftnref68\">[68]<\/a>, ils \u00e9taient accueillis et pris en charge par un personnel qualifi\u00e9 \u00e0 Damas ou \u00e0 Bagdad, Il suffit d&rsquo;\u00e9voquer quelques glorieux nom de la m\u00e9decine : Al-Kindi, Al-Razi (Rhazes)<a href=\"#_ftn69\" name=\"_ftnref69\">[69]<\/a>, Ibn Sina (Avicenne), Ibn al-Nafis<a href=\"#_ftn70\" name=\"_ftnref70\">[70]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>7)- <\/strong><strong>L\u2019art de gu\u00e9rir et de soigner pendant la renaissance\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le 15<sup>\u00e8me<\/sup> et le 16<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle est une p\u00e9riode de transition entre le Moyen \u00c2ge et les temps modernes, cette p\u00e9riode est appel\u00e9e Renaissance.<br \/>\nLe malade de la Renaissance s\u2019adressait \u00e0 une multitude de personnes qui pouvaient le soigner ou le gu\u00e9rir. Il y a d\u2019abord les religieuses et les moines, puis les chirurgiens qui \u00e9taient des artisans exer\u00e7ants un m\u00e9tier manuel et enfin le groupe des m\u00e9decins<a href=\"#_ftn71\" name=\"_ftnref71\">[71]<\/a>.<\/p>\n<p>Au seizi\u00e8me si\u00e8cle, les soignants combattaient \u201cl\u2019empoisonnement\u201d d\u00fb \u00e0 la poudre des armes \u00e0 feu par caut\u00e9risation \u00e0 l\u2019huile bouillante ou au fer rouge, ce m\u00eame geste \u00e9tait utilis\u00e9 aussi pour les amputations, par la suite l\u2019huile bouillante f\u00fbt remplac\u00e9e par un m\u00e9lange de jaune d\u2019\u0153uf, d\u2019huile de rose et de t\u00e9r\u00e9benthine<a href=\"#_ftn72\" name=\"_ftnref72\">[72]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>8)-<\/strong> <strong>L\u2019art de gu\u00e9rir et de soigner \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne et contemporaine\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p>En France au 17\u00e8me si\u00e8cle le pr\u00eatre Saint-Vincent de Paul fondait la compagnie des \u00ab\u00a0filles de la charit\u00e9\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn73\" name=\"_ftnref73\">[73]<\/a>, afin de soigner les pauvres et les malades dans les \u00e9glises.<\/p>\n<p>En Angleterre, les soins sont donn\u00e9s par des femmes ignorantes et grossi\u00e8res qui maltraitent les malades<a href=\"#_ftn74\" name=\"_ftnref74\">[74]<\/a>. Pour cela une r\u00e9forme des soins s\u2019est av\u00e9r\u00e9e urgente et n\u00e9cessaire au d\u00e9but du 19\u00e8me si\u00e8cle. Cette r\u00e9forme a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u0153uvre de Florence Nightingale en Angleterre, une infirmi\u00e8re Anglaise, qui a exerc\u00e9 une activit\u00e9 exemplaire pour donner des soins aux soldats malades ou bless\u00e9s<a href=\"#_ftn75\" name=\"_ftnref75\">[75]<\/a>. L\u2019infirmi\u00e8re est devenue une professionnelle autonome dont le r\u00f4le est compl\u00e9mentaire de celui des autres professionnels de la sant\u00e9.<\/p>\n<p>Le terme infirmi\u00e8re est utilis\u00e9 pour la premi\u00e8re fois au 19\u00e8me si\u00e8cle pour le personnel de l\u2019Assistance Publique de Paris rel\u00e9guant le terme de garde- malade.<\/p>\n<p>Au 20\u00e8me si\u00e8cle les soins contribuent \u00e0 maintenir et \u00e0 entretenir la vie. L\u2019infirmi\u00e8re est aidante, elle devient une auxiliaire m\u00e9dicale car les m\u00e9decins ont besoin d\u2019aide face aux d\u00e9couvertes du d\u00e9but du si\u00e8cle<a href=\"#_ftn76\" name=\"_ftnref76\">[76]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Conclusion\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La profession de soignant est \u00e0 l\u2019origine un m\u00e9tier de femme, et la transmission du savoir n\u2019\u00e9tait qu\u2019orale, elle ne savait souvent ni lire ni \u00e9crire. Mais gr\u00e2ce \u00e0 son observation et sa recherche, la femme accumule une grande connaissance sur le bien \u00eatre des malades.<\/p>\n<p>Les m\u00e9thodes de soins n&rsquo;ont cess\u00e9 d&rsquo;\u00e9voluer au fil des temps. Le long parcours de l\u2019art de soigner est une voie plong\u00e9e dans un lointain pass\u00e9, mais ouvrant sur le temps d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui nous permet de mieux comprendre les r\u00e9cents bouleversements survenus au sein de cette discipline. Il nous montre aussi comment le langage, la pens\u00e9e et la pratique des soins de chaque \u00e9poque se rattachent \u00e0 son environnement philosophique, scientifique et social.<\/p>\n<p>Une meilleure compr\u00e9hension de ce pass\u00e9 est primordiale, elle permet de saisir la signification originelle des soins : celle de promouvoir la sant\u00e9, pr\u00e9venir la maladie et gu\u00e9rir les malades.<\/p>\n<p>La recherche dans le domaine de soigner aura s\u00fbrement de nouvelles m\u00e9thodes dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, il est important donc d\u2019int\u00e9grer l\u2019histoire des soins dans les programmes d\u2019\u00e9tudes des \u00e9coles d\u2019infirmi\u00e8res.<\/p>\n<p>Enfin tout en y ajoutant de r\u00e9centes notions\u00a0: selon Sigmund Freud, le m\u00e9tier de soignant est l\u2019un des trois \u00abm\u00e9tiers impossibles\u00bb, les deux autres \u00e9tant : \u00e9duquer et gouverner. Cette formule associe ces 3 m\u00e9tiers au fait que jamais le r\u00e9sultat esp\u00e9r\u00e9 ne sera atteint.\u00a0 La personne exer\u00e7ant l\u2019un de ces trois m\u00e9tiers est certaine d\u2019\u00e9chouer.\u00a0 Il faut dans ces m\u00e9tiers quitter la logique de r\u00e9sultat pour la logique des finalit\u00e9s. <a href=\"#_ftn77\" name=\"_ftnref77\">[77]<\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Laurette Mira, Pour en finir une bonne fois pour toute avec l&rsquo;histoire, in\u00a0: Revue Coordination Nationale Infirmi\u00e8re(CNI), N\u00b026, Janvier2008.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Helena da Silva, Soigner \u00e0 l\u2019h\u00f4pital : histoire de la profession infirmi\u00e8re au Portugal (1886-1955), th\u00e8se de doctorat, l\u2019\u00c9cole des Hautes \u00c9tudes en Sciences Sociales\u00a0; paris, in\u00a0: Bulletin Amades, 2011, p.84.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue fran\u00e7aise, Paris, 1993.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a>\u00a0 C\u00e9line Lef\u00e8ve \u00abLa philosophie du soin\u00bb, in\u00a0: La Mati\u00e8re et l\u2019esprit, universit\u00e9 de Mons -Hainaut, avril 2006, P.2.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Yves Coppens,\u00a0\u00abl\u2019histoire de l\u2019histoire de l\u2019homme\u00bb, in\u00a0: Revue de l\u2019Institut de l\u2019information scientifique et technique(INIST), 1987, pp.15-25.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Marie-Claude Chamla, Jean Dastugue et Slimane Hachi, \u00ab Afalou-Bou-Rhummel \u00bb, in\u00a0: Encyclop\u00e9die berb\u00e8re, Volumes no 2, Aix-en-Provence, Edisud, 1985.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Jacques Cayotte, La m\u00e9decine aux temps pr\u00e9historiques, Acad\u00e9mie nationale de Metz, 1976, p.296.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a>Bernard Ziskind, \u00ab\u00a0les anciens \u00e9gyptiens pratiquaient-ils la tr\u00e9panation\u00a0?\u00a0\u00bb, in\u00a0: La revue du praticien, Vol. 67, Janvier 2017, p.112.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Just Lucas-Championni\u00e8re, Les origines de la tr\u00e9panation d\u00e9compressive. Tr\u00e9panation n\u00e9olithique, tr\u00e9panation pr\u00e9-colombienne, tr\u00e9panation des Kabyles, tr\u00e9panation traditionnelle, Paris, Steinheil, 1912, p26.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> M.-C. Chamla, J. Dastugue et S. Hachi, opcit, p.1.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Jacques Cayotte, op.cit., p.297.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Jacques Alibert, Alphonse Aymar, Charles Boudou, \u00ab\u00a0Hypoth\u00e8ses sur l&rsquo;outillage de la tr\u00e9panation pr\u00e9historique\u00a0\u00bb, in\u00a0: Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 pr\u00e9historique fran\u00e7aise Ann\u00e9e, 1924, pp. 112-115.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Gr\u00e9goire Tsoucalas, La m\u00e9decine Grecque de l\u2019\u00e9poque pr\u00e9-Hippocratique, \u00e9ditions Saint-Georges, Gr\u00e8ce, 2017, p.10.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Jacques Cayotte, op.cit., p.286.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Anne-Sophie Biclet, \u00ab\u00a0M\u00e9decine de la Pr\u00e9histoire\u00a0\u00bb, in\u00a0: Actuailes, n\u00b0 81, 14 f\u00e9vrier 2018.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a>\u00abIbero\u00bb pour la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique, et \u00abmaurusien\u00bb pour les Maures de Maur\u00e9tanie<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Jean Granat , Jean-Louis Heim, Proth\u00e8se dentaire pr\u00e9historique ost\u00e9o-implant\u00e9e, \u00a0Soci\u00e9t\u00e9 Fran\u00e7aise de l\u2019Art dentaire,2002.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Ce nom vient de Gafsa, ville de Tunisie.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Jacques Cayotte, op.cit., p.300.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> David Frayer, Joseph Gatti, Janet Monge, Davorka Radov\u010di\u0107, Prehistoric dentistry, in: Bulletin of the International Association for Paleodontology, Vol.11 No.1, 2017, University of Kansas, p.10.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a>Michel Gruet, \u00abLes tr\u00e9panations pr\u00e9historiques\u00bb, in\u00a0: Groupe Vend\u00e9en D&rsquo;\u00c9tudes Pr\u00e9historiques, 1979, N\u00b02, p.6<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> Pierre Rouxel, \u00e9tude historique comparative de l\u2019hygi\u00e8ne et des r\u00e8gles religieuses des trois religions monoth\u00e9istes, th\u00e8se, universit\u00e9 Toulouse III, 2015, p.35.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Pierre Ribon, Gu\u00e9risseurs et rem\u00e8des populaires dans la France ancienne, Ed. Horvath, 1983, p.27.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> Pascal Hennequin, sant\u00e9 et hygi\u00e8ne de l\u2019enfant dans l\u2019\u00c9gypte ancienne, th\u00e8se dans le cadre du troisi\u00e8me cycle de M\u00e9decine G\u00e9n\u00e9rale, Nancy1, universit\u00e9 Henri Poincar\u00e9, 2001, p.26.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> Hatchepsout est la premi\u00e8re reine d&rsquo;\u00c9gypte de la 18\u00b0 dynastie.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\">[26]<\/a> Pascal Hennequin, op.cit, p.58.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\">[27]<\/a> Guillot Doroth\u00e9e, histoire de la pharmacie, la momie de sa confection \u00e0 son utilisation, Paris, 2005, p.305.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\">[28]<\/a> Vignol Nad\u00e8ge, la momification fili\u00e8re technique au temps de l\u2019\u00c9gypte antique, 1999,p.7.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref29\" name=\"_ftn29\">[29]<\/a> Le natron, m\u00e9lange naturel de sels de sodium. Voir\u00a0: Patrick Josset, \u00ab\u00a0Emplois th\u00e9rapeutiques du natron dans l&rsquo;\u00c9gypte antique et le monde gr\u00e9co-romain\u00a0\u00bb, in\u00a0: Revue d&rsquo;Histoire de la Pharmacie, 1996, pp. 385-396<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref30\" name=\"_ftn30\">[30]<\/a> Une r\u00e9sine d\u00e9signe un produit polym\u00e8re (naturel, artificiel ou synth\u00e9tique) qui est une mati\u00e8re de base pour fabriquer par exemple des mati\u00e8res plastiques, textiles, peintures, adh\u00e9sifs, vernis, mousses de polym\u00e8re<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref31\" name=\"_ftn31\">[31]<\/a> Linge entourant le corps du mort.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref32\" name=\"_ftn32\">[32]<\/a> Iskander et Harris, \u00ab\u00a0A skull with silver bridge to replace a central incisor\u00a0\u00bb, in\u00a0: Annales du Service des Antiquit\u00e9s de l&rsquo;\u00c9gypte, 1977, N\u00b0 62, p.43.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref33\" name=\"_ftn33\">[33]<\/a> Christian Gardon-Mollard, 10 000 ans d&rsquo;Histoire de la contention m\u00e9dicale, \u00c9diteur Elsevier Masson, 2012, p.96.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref34\" name=\"_ftn34\">[34]<\/a> Amrane Lakhdar, Le traumatisme psychique chez les amput\u00e9s, m\u00e9moire de master en Psychologie Clinique, th\u00e8se, Universit\u00e9 Abderrahmane Mira- Bejaia 2013\/2014, p.3.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref35\" name=\"_ftn35\">[35]<\/a> Bernard Ziskind, op.cit, p.113.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref36\" name=\"_ftn36\">[36]<\/a> Irissou Louis, \u00ab\u00a0La th\u00e9rapeutique dans l&rsquo;ancienne M\u00e9sopotamie\u00a0\u00bb, In : Revue d\u2019histoire de la pharmacie, 41e ann\u00e9e, n\u00b0 136, 1953, p.19.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref37\" name=\"_ftn37\">[37]<\/a> Ducable G\u00e9rard, sous le titre de \u00abL&rsquo;art de gu\u00e9rir en M\u00e9sopotamie ancienne\u00bb, Citation tir\u00e9e de la communication pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la s\u00e9ance du 20 f\u00e9vrier 1982 de la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise d&rsquo;histoire de la m\u00e9decine, p.27.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref38\" name=\"_ftn38\">[38]<\/a>Christine Lemaire-Duthoit, magiciens et sorciers au moyen \u00e2ge, \u00e9ditions ellipses, Paris, 2011, P13.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref39\" name=\"_ftn39\">[39]<\/a> G\u00e9rard Ducable, op.cit., pp23-25.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref40\" name=\"_ftn40\">[40]<\/a> Po\u00e8te \u00e9pique grec du 9e si\u00e8cle av. J.-C., r\u00e9put\u00e9 \u00eatre l&rsquo;auteur de l&rsquo;Iliade et de l&rsquo;Odyss\u00e9e.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref41\" name=\"_ftn41\">[41]<\/a> Fils d\u2019Apollon et le dieu gu\u00e9risseur le plus c\u00e9l\u00e8bre de l\u2019antiquit\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref42\" name=\"_ftn42\">[42]<\/a> \u00a0Service culturel-mus\u00e9e gallo-romain, catalogue de l\u2019exposition \u00ab la m\u00e9decine \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine \u00bb, Lyon-Fourvi\u00e8re, 2011, P15.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref43\" name=\"_ftn43\">[43]<\/a> Claude Viel, Jean-Christophe Dor\u00e9, \u00ab\u00a0Histoire et emplois du miel, de l&rsquo;hydromel et des produits de la ruche\u00a0\u00bb, in\u00a0: Revue d&rsquo;Histoire de la Pharmacie, 2003, pp. 7-20.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref44\" name=\"_ftn44\">[44]<\/a> Catherine Cr\u00e9peau, les vertus miraculeuses du miel, les \u00e9ditions de l\u2019homme, p.92.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref45\" name=\"_ftn45\">[45]<\/a> https:\/\/www.plus-saine-la-vie.com\/beaute\/9-conseils-pour-rester-jeune-selon-la-grece-antique.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref46\" name=\"_ftn46\">[46]<\/a> Danielle De Clecrcq, \u00c9tymons Grecs et latins du vocabulaire scientifique fran\u00e7ais, P.57<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref47\" name=\"_ftn47\">[47]<\/a>Romain Bouzigon, \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement d\u2019une nouvelle technologie de cryoth\u00e9rapie\u00a0\u00bb, th\u00e8se, Universit\u00e9 de Franche-Comt\u00e9, Ecole Doctorale environnement, Besan\u00e7on, 2016, p.37.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref48\" name=\"_ftn48\">[48]<\/a> Gr\u00e9goire Tsoucalas, La m\u00e9decine Grecque de l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9-Hippocratique, \u00c9ditions Saint George, 2017 ,p.144.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref49\" name=\"_ftn49\">[49]<\/a> Clara Aguston, C\u2019est du propre! Hygi\u00e8ne et cosm\u00e9tique \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine, Mus\u00e9e Romain Vallon, 2007, p.7.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref50\" name=\"_ftn50\">[50]<\/a> Fran\u00e7ois Gilbert, Danielle Chastenet ,La femme romaine au d\u00e9but de l&rsquo;Empire, Errance \u00e9ditions, 2013,p.94.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref51\" name=\"_ftn51\">[51]<\/a> Clara Aguston, opcit ,p.14.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref52\" name=\"_ftn52\">[52]<\/a> Mati\u00e8re visqueuse et agglutinante \u00e0 base de r\u00e9sine ou de goudron v\u00e9g\u00e9tal.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref53\" name=\"_ftn53\">[53]<\/a> Couteau C\u00e9line, Coiffard Laurence, \u00ab\u00a0Petite histoire des d\u00e9pilatoires\u00a0\u00bb.,In: Revue d&rsquo;histoire de la pharmacie, 93\u1d49 ann\u00e9e, n\u00b0345,2005, pp. 101-104.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref54\" name=\"_ftn54\">[54]<\/a> Sallenave Elsa, L\u2019\u00e9veil du coma est entre nos mains, Dipl\u00f4me d\u2019\u00c9tat d\u2019Infirmier, Promotion 2006\/2009, Fondation L\u00e9onie Chaptal, p.22.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref55\" name=\"_ftn55\">[55]<\/a> Extrait de la Pr\u00e9sentation du cours de Thierry Le Guyadec, \u00ab\u00a0Petite histoire des plaies et des pansements\u00a0\u00bb, Service de Dermatologie de l\u2019H\u00f4pital d\u2019Instruction des Arm\u00e9es HIA, Percy, janvier 2018.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref56\" name=\"_ftn56\">[56]<\/a> Didier M\u00e9hu, Gratia Dei Les chemins du Moyen \u00c2ge, \u00c9dition FIides, 2003, p40.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref57\" name=\"_ftn57\">[57]<\/a> Sara Caverzasio, m\u00e9moire de fin d\u2019\u00e9tudes, L\u2019\u00e9volution du r\u00f4le infirmier \u00e0 travers les formations, haute \u00e9cole valaisanne, 2007, p.54.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref58\" name=\"_ftn58\">[58]<\/a> Jacques Fleurantin, du bon usage des plantes qui soignent, \u00e9ditions ouest France, 2013, p.205.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref59\" name=\"_ftn59\">[59]<\/a> Leonhart Fuchs, projet d\u00e9pliant, \u00ab Le jardin du gu\u00e9risseur de Charlemagne \u00e0 \u00c9rasme : l&rsquo;art de gu\u00e9rir par les plantes au Moyen \u00c2ge et \u00e0 la Renaissance\u00a0\u00bb, Centre national d&rsquo;Histoire des Sciences, in\u00a0: De historia stirpium, Anderlecht, 2012, p.26.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref60\" name=\"_ftn60\">[60]<\/a> Chlo\u00e9 Bozzola, Botanique et art dentaire \u00e0 travers les \u00e2ges, Th\u00e8se en vue de l&rsquo;Obtention du dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tat de docteur en chirurgie dentaire, 2006, universit\u00e9 Nancy1, p.6.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref61\" name=\"_ftn61\">[61]<\/a> Anne Curelli, \u00ab Douleur du membre fant\u00f4me : Influence de facteurs psychologiques \u00bb, m\u00e9moire, universit\u00e9 Charles De Gaulle de Lille3, UFR de psychologie, 2004, p.6<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref62\" name=\"_ftn62\">[62]<\/a> Dani\u00e8le \u00c9tienne, \u00ab\u00a0La saign\u00e9e \u00e0 travers les \u00e2ges\u00a0\u00bb, in : Soins, Vol 52, N\u00b0 716 &#8211; juin 2007, Institut Curie, Paris, p. 46.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref63\" name=\"_ftn63\">[63]<\/a> Laurence Moulinier, Le sang au Moyen Age, entre savoir et questionnements, science et imaginaire, \u00e9ditions confluences, Bordeaux, 2003, pp.3-4.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref64\" name=\"_ftn64\">[64]<\/a> Mich\u00e8le Bilimoff, les rem\u00e8des au Moyen Age, Edition ouest-France, juin 2011, p.56.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref65\" name=\"_ftn65\">[65]<\/a> Guy Strohmaier, \u00ab R\u00e9ception et tradition : la m\u00e9decine dans le monde byzantin et arabe\u00bb,in\u00a0: Histoire de la pens\u00e9e m\u00e9dicale en Occident, Paris, 1997, p. 131.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref66\" name=\"_ftn66\">[66]<\/a> Driss Moussaoui, Saadeddine El Otmani, \u00ab\u00a0Introduction des h\u00f4pitaux dans les pays arabes et musulmans\u00a0\u00bb, in : Histoire des sciences m\u00e9dicales, T28, 1994, N\u00b02, F\u00e8s, p130.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref67\" name=\"_ftn67\">[67]<\/a> Rapport\u00e9 par Muslim, n\u00b0 261, at-Tirmidh\u00ee, Ab\u00fb D\u00e2o\u00fbd, an-Nassa\u00ef.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref68\" name=\"_ftn68\">[68]<\/a> B\u00eem\u00e2rist\u00e2ns de \u00ab bimar \u00bb malade et de \u00ab stan \u00bb lieu.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref69\" name=\"_ftn69\">[69]<\/a> Al-Razi a \u00e9t\u00e9 le premier m\u00e9decin connu pour avoir \u00e9crit des articles sur l\u2019allergie et le syst\u00e8me immunitaire.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref70\" name=\"_ftn70\">[70]<\/a> En 1242, Ibn Sina a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 d\u00e9crire la circulation pulmonaire.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref71\" name=\"_ftn71\">[71]<\/a> Guy Durand, Andr\u00e9e Duplantie, Yvon Laroche et Danielle Laudy, histoire de l\u2019\u00e9thique m\u00e9dicale et infirmi\u00e8re, Montr\u00e9al, 2000, pp.101-136.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref72\" name=\"_ftn72\">[72]<\/a>C\u2019est une ol\u00e9or\u00e9sine r\u00e9colt\u00e9e \u00e0 partir des arbres r\u00e9sineux, de couleur jaune ou brun\u00e2tre selon l&rsquo;origine de l&rsquo;arbre.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref73\" name=\"_ftn73\">[73]<\/a> Matthieu Br\u00e9jon de Lavergn\u00e9e, Histoire des Filles de la charit\u00e9, Fayard, Paris, 2011, p.90.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref74\" name=\"_ftn74\">[74]<\/a> Rouis Hamouda, op.cit., p130.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref75\" name=\"_ftn75\">[75]<\/a> Alex Attewell, \u00ab\u00a0Florence Nightingale (1820-1910)\u00bb, in\u00a0: Revue trimestrielle d\u2019\u00e9ducation compar\u00e9e UNESCO, bureau international d\u2019\u00e9ducation, vol. XXVIII, n\u00b0 1, Paris, 1998, pp. 173-189.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref76\" name=\"_ftn76\">[76]<\/a> Laurette Mira, op.cit., p.131.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref77\" name=\"_ftn77\">[77]<\/a> Laboratoire de P\u00e9dagogie de la Sant\u00e9, Les 30 mots de l\u2019\u00e9ducation th\u00e9rapeutique du patient, Universit\u00e9 Paris13, 2010, p.37.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019art s\u2019est souvent fait le m\u00e9diateur entre la souffrance et la gu\u00e9rison, la pathologie et l\u2019espoir. L\u2019origine des soins \u00e9chappe \u00e0 toutes les explorations, on peut penser que l\u2019art de soigner est n\u00e9 du moment o\u00f9 les Hommes ont souffert. La femme a toujours \u00e9t\u00e9 gu\u00e9risseuse, donc les soins s\u2019attachent fondamentalement aux activit\u00e9s de la &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/2018\/10\/15\/lart-de-soigner-et-de-guerir-au-fil-des-temps\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;L&rsquo;art de soigner et de gu\u00e9rir au fil des temps&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/170"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=170"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/170\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":691,"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/170\/revisions\/691"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=170"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=170"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.inpfp.dz\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=170"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}